Tout à coup, j'ai eu envie de partager cette image :
C'est Dorothée ! Ah, Le magicien d'Oz ! Un des films classiques de mon enfance ! Je suis tombée par hasard sur la photo en cherchant des informations sur Judy Garland, et j'en suis tombée amoureuse. Qu'elle est belle, Dorothée, héroïne de mon enfance ! Et que dire du beau Toto ?
Si vous saviez le nombre de fois où je me suis frappé les talons ensemble pour faire comme la belle Dorothée ! Ma mère me disait tout le temps d'arrêter parce que j'allais briser mes souliers, faut le faire ! Haha. Que d'amour dans mon coeur pour ce merveilleux film !
mardi 29 mars 2011
mercredi 2 mars 2011
Ce soir, on mange...
...ça :
L’amoureux et moi, on a instauré une tradition. Quand c’est la fête de l’un, l’autre lui prépare un repas surprise. Comme j’adore les pâtes et les mets italiens, l’amoureux a préparé cette recette à ma fête. Au début, j’étais un peu septique, je l’avoue. Je n’étais pas trop sûre du mélange merguez, feta et pesto… en fin de compte, c’était excellent! C’est justement le mélange inattendu de tous ces goûts qui excite les papilles et nous rend fou de bonheur! Ce soir, on la refait, et j’ai tellement hâte qu’il fallait que j’en parle à quelqu’un!
L’amoureux et moi, on a instauré une tradition. Quand c’est la fête de l’un, l’autre lui prépare un repas surprise. Comme j’adore les pâtes et les mets italiens, l’amoureux a préparé cette recette à ma fête. Au début, j’étais un peu septique, je l’avoue. Je n’étais pas trop sûre du mélange merguez, feta et pesto… en fin de compte, c’était excellent! C’est justement le mélange inattendu de tous ces goûts qui excite les papilles et nous rend fou de bonheur! Ce soir, on la refait, et j’ai tellement hâte qu’il fallait que j’en parle à quelqu’un!
En attendant impatiemment ce soir, je vous balance la recette (pour 4 portions) :
Ingrédients
375 g (plus ou moins) de fusillis
1 poivron jaune, coupé en dés
1 poivron rouge, coupé en dés
1 poivron vert, coupé en dés
6 saucisses merguez
1 tasse de fromage feta en cubes
¼ de tasse de pesto (on a pris le pesto au basilic d’Olivieri « collection du chef » = succulent!)
huile d’olive
375 g (plus ou moins) de fusillis
1 poivron jaune, coupé en dés
1 poivron rouge, coupé en dés
1 poivron vert, coupé en dés
6 saucisses merguez
1 tasse de fromage feta en cubes
¼ de tasse de pesto (on a pris le pesto au basilic d’Olivieri « collection du chef » = succulent!)
huile d’olive
Étapes
1. Cuire les fusillis selon la méthode de l’emballage. Égoutter et réserver.
2. Faire sauter les merguez dans une poêle à feu moyen jusqu’à ce qu’elles soient cuites. Couper en rondelles.
3. Faire cuire les poivrons dans un peu d’huile d’olive.
4. Ajouter tous les ingrédients aux poivrons cuits et laisser chauffer quelques minutes.
5. Servir quand le fromage feta commence à ramollir.
Bon appétit !
jeudi 24 février 2011
Comme un supervilain
Hier soir, l’amoureux et moi on a vu la première partie du téléfilm Hitler : The Rise of Evil. Il a déjà passé à la télé plusieurs fois, mais je ne l’avais encore jamais vu. L’amoureux, lui, l’avait vu deux fois et beaucoup aimé. Il m’avait, entre autres, vanté les mérites de l’acteur qui incarne Hitler. Je lui ai dit que ce qui me rendait réticente à l’idée de regarder ce téléfilm, c’était le titre. Ça semble banal, mais le titre me donnait une impression très négative sur le film. Au départ, je ne connaissais que le titre de la version française, traduction assez littérale : Hitler : La naissance du mal. Quand j’ai appris celui en anglais, l’impression était pire encore.
Lequel des deux portraits est le plus réaliste? Celui de Der Untergang, sans hésitation. En le regardant, je comprenais comment c’était possible qu’autant de gens aient pu le suivre et l’appuyer. Pourtant, son côté complètement psychotique est mis de l’avant également : il faut se rappeler que l’on est dans le récit de ses derniers jours. Et là, on voit que son entourage est surpris et désemparé de le voir sombrer dans la folie, accuser tout le monde de trahison à la moindre occasion, donner des ordres sans aucun sens, etc. Cette fois, c’est crédible, c’est logique, parce que c’est 1945 ; s’il s’était comporté de la sorte en 1920, comme on le voit dans Rise of Evil, tout le monde aurait dit « mais il est fou », et ça aurait fini là.
Evil.
Wow. C’est fort, comme mot, evil. Evil, ça renvoie à la religion, au démon, au diable (et à Bush qui, dans ses discours, aimait bien utiliser ce mot, parfait pour sa merveilleuse « politique de la peur »). Ça me semblait mal choisi, comme titre.
L’amoureux m’a dit que c’était vraiment bon, alors je me suis laissée convaincre. En fait, je n’ai pas été très difficile à convaincre puisque présentement, on prépare à fond notre voyage en terres allemande et autrichienne, et tout ce qui est relié de près ou de loin à l’Allemagne, l’Autriche, la langue allemande, la cuisine bavaroise, (etc., etc.) ou la Deuxième Guerre Mondiale, j’ai envie de le découvrir. (Il faut d’ailleurs que je me tape les Sissi avant de partir!) Donc bref, disons que l’amoureux ne m’a pas trop forcé la main, mes réticences du début ont pris le bord assez vite…
…pour revenir en trombe dès le début du film. Première image?
Mini-Hitler, qui m’a rappelé tout de suite mini-Voldemort, avec son visage méchant et ses yeux vides. Ça commence mal. Ensuite, séries de flash sur l’enfance de Hitler, enfance racontée en environ 10 minutes, avec en fond une musique digne d’un film d’horreur… Hum. Léger début de sentiment négatif qui, je l’avoue, est resté jusqu’à la fin de cette première partie de Hitler : The Rise of Evil.
Bon, récapitulons. L’amoureux avait raison : l’acteur qui incarne Hitler est fascinant. Particulièrement convaincant pendant les discours du fürher où l’intensité est à son paroxysme. Chapeau! L’histoire du film est aussi très intéressante (même si j’avoue avoir toujours un peu de mal à suivre les histoires très politiques, question de manque de vocabulaire, surtout en anglais). J’ai appris plusieurs choses dans cette première partie, qui retrace notamment les premiers soulèvements d’Hitler dans les années 1920, alors qu’il essayait de créer une révolution à Munich. Très, très intéressant! (D’autant plus, tout à fait subjectivement à cause de notre voyage, qu’on a pu voir (probablement une réplique, mais bon) la Hofbräuhaus, célèbre brasserie à Munich où nous avons tellement, tellement hâte d’aller et qui a également été le lieu des premiers discours de Hitler). Donc, voilà, ça me plaît toujours de voir un film sur Hitler et sur l’histoire de l’Allemagne nazie.
Maintenant… Mes pressentiments relativement au titre et à tout ce qu’il implique étaient malheureusement fondés. On nous montre un Hitler totalement dépourvu d’humanité, du début à la fin de cette première partie. Je l’ai dit, j’ai cru voir Voldemort quand on nous le montre enfant, ce qui n’a rien de positif. D’accord, on ne se le cachera pas, J. K. Rowling s’est inspirée de Hitler pour créer Voldemort (le sang pur, gnagnagna), mais Voldemort reste un supervilain fictionnel et complètement irréaliste. J’adore Harry Potter (qui ici ne le savait pas!?), mais je n’ai jamais trouvé que Voldemort était un personnage intéressant : sans humanité aucune, purement evil à 100%, sans âme, sans ami, sans amour, sans attachement et sans autre ambition que de contrôler le monde. Tout ça fait de lui un supervilain (très ennuyant) réaliste seulement dans un monde inventé où le Bien avec un grand B et le Mal avec un grand M s’opposent sans entre-deux.
Mais Hitler, ce n’est pas un supervilain de fiction, c’est un être humain qui a existé pour vrai de vrai dans le vrai monde où l’entre-deux, le gris, existe. Dans The Rise of Evil, comme le titre du film l’indique clairement, il est montré comme un supervilain démoniaque. Dès son enfance perturbée. Il crie tout le temps, il est profondément méchant avec la population entière, instable, toujours en colère, impossible à supporter, il se comporte comme un véritable psychopathe sorti d’un film d’horreur (avec, je le répète, la musique en fond qui ne fait qu’empirer la situation).
Une réplique du film m’a d’ailleurs complètement jetée à terre. L’un des opposants à Hitler dit (je cite de mémoire) : « Il n’est pas humain. Il observe les humains et les imite pour avoir l’air humain, mais il ne l’est pas. » Quelle absurdité !!!!! C’était au contraire un être humain, comme vous, comme moi, comme tout le monde, et c’est ça qui le rend effroyable. C’était un être humain, et tous ceux qui l’ont appuyé, tous ceux qui ont torturé les gens dans des camps de concentration, tous ceux qui se sont battus pour Hitler, eux tous étaient humains aussi! En le dépeignant comme un être démoniaque inhumain, on excuse l’humanité d’avoir fait ce qu’elle a fait.
Je ne suis pas historienne, mais je me suis suffisamment intéressée à Hitler et j’ai lu suffisamment de choses sur son compte pour savoir qu’il n’était pas comme on le dépeint dans le film. C’était un être charismatique et manipulateur. Dans le film, d’accord ses discours sont convaincants, d’accord on comprend pourquoi les Allemands se sont sentis révoltés et ont eu besoin de s’allier pour se rebeller après le traité de Versailles.
Mais après?
Hitler n’aurait pas pu faire tout, tout seul. Il a dû manipuler des gens, les séduire pour qu’ils l’appuient. Il n’aurait pas pu se rendre aussi puissant s’il n’avait pas eu un certain charisme, une certaine facilité à charmer les autres et à les convaincre du bien-fondé de ses idées. Dans le film, non seulement cet aspect est complètement absent (jamais on ne le voit sourire ou faire preuve d’une once de compassion pour quelqu’un), mais le même personnage s’étant prononcé sur l’inhumanité de Hitler dit qu’il est bien intéressant pendant ses discours, mais qu’on peut voir sa folie dès qu’on lui parle seul à seul. Si c’était le cas, pensez-vous vraiment qu’il se serait rendu là où il s’est rendu? Si tout le monde lui parlant en le regardant dans les yeux pouvait se rendre compte de sa psychose, jamais il n’aurait influencé dans de gens, jamais la Deuxième Guerre Mondiale se serait déroulée comme elle s’est déroulée. Voyons!
Dernièrement, en plus, la semaine passée je crois, on a regardé Der Untergang (La chute ou Downfall), un film allemand sur les derniers jours de Hitler dans son bunker à Berlin jusqu’à son suicide. C’était donc facile (et irrésistible) de comparer les deux portraits de Hitler. Tout ce qui manque dans The Rise of Evil est présent dans Der Untergang. Dans ce dernier, on nous le montre comme un être humain, un être capable de compassion et de gentillesse, ce qui le rend presque attachant. Il est notamment très gentil et compréhensif avec Eva Braun et avec sa secrétaire, Traudl Jauge (dont le récit a servi de base au film), il a quelques relations amicales, il se montre toujours très doux avec les enfants et il a même beaucoup d’affection pour un chien. Ça semble étrange que je mentionne le chien, peut-être, mais quoi de plus humain que de s’attacher à un animal? Et ce fait va complètement à l’encontre d’une scène dans Rise of Evil : Hitler se met à crier contre un chien et à le frapper parce que la pauvre bête ne veut pas s’asseoir comme il le lui demande.
D’ailleurs, tout ça me fait penser à un superbe roman de Eric-Emmanuel Schmitt, La part de l’autre. Dans ce livre, on nous présente deux histoires parallèles : celle de Hitler, la vraie, celle qui a mené à la Deuxième Guerre Mondiale ; et celle d’Adolf, la fausse, celle qui aurait pu arriver si sa vie avait été différente. Le point de départ de l’histoire est le suivant : Hitler (le vrai) n’a pas été accepté à l’École des Beaux-Arts. Schmitt a tenté de voir comment sa vie aurait pu se passer s’il avait, en fait, été accepté. On suit donc d’un côté le vrai Hitler et la montée du nazisme, de l’autre le fictif Adolf qui étudie à l’École des Beaux-Arts et suit un parcours totalement différent. D’accord, c’est un roman, et personne ne peut prévoir ce qui serait arrivé si, effectivement, Adolf Hitler avait été accepté à l’École des Beaux-Arts. Mais le point fort de ce livre, c’est qu’on nous montre les deux personnages complémentaires comme totalement humains, à un point tel en fait que ça m’a fait peur parce que je me reconnaissais en Hitler (le vrai, pas celui avec l’histoire modifiée). Ça, à mon avis, c’est intéressant, c’est inquiétant, et c’est ce qu’il faut.
Voilà, je pense que j’ai fait le tour de la question. J’ai très hâte de voir la deuxième partie de Rise of Evil ce soir, notamment parce qu’on va faire la connaissance d’Eva Braun, et je suis tout à fait curieuse de voir comment Hitler va la traiter, s’il va faire preuve d’une once humanité ou non. Si non, j’imagine qu’elle sera présentée elle aussi comme 100% evil? On verra…
lundi 21 février 2011
Coup de vieux!
L’autre jour, l’amoureux m’a dit « wow, c’est dans ce temps-là qu’on se rend compte qu’on vieillit… avant, j’adorais les comédies pour ados, et maintenant j’ai hâte de regarder Men of a Certain Age ». Ça m’a fait rire, parce que bon oui c’est drôle, mais surtout parce que c’est juste le dernier élément d’une longue réflexion qui me trotte souvent dans la tête dernièrement : j’ai beaucoup vieilli (et lui aussi, faut croire).
C’est drôle, mais jusqu’à tout récemment, je me considérais encore comme une ado. C’était du moins la vision que j’avais de moi-même, plus ado qu’adulte, peut-être plus enfant même. Si je pensais comme ça, c’est tout simplement parce que je ne m’étais jamais arrêtée pour regarder, analyser, évaluer : la transition entre enfant -> ado -> adulte s’est faite sans que je ne m’en rende compte sur le coup. Et maintenant, ce sont de petits éléments (comme l’envie de regarder Men of a Certain Age pour mon amoureux) qui me font réaliser que je suis « vieille ». Je ne veux pas dire « vieille » dans le sens négatif, parce que le « coup de vieux » dont je parle n’a rien de négatif ; c’est une réalisation qui est arrivée à la fois tout d’un coup, comme badaboum, et à la fois par petits coups, boum boum boum, à force d’accumuler les petits éléments.
Ça a sûrement commencé avec Twilight. En voyant à quel point les ados étaient déchaînées devant le phénomène que je trouvais monumentalement vide et insipide, je me suis questionnée. Bon, ça m’était arrivé de ne pas être en accord avec la majorité de la population, mais cette fois c’était différent parce que j’avais l’impression que Twilight était adressé à des personnes beaucoup plus jeunes que moi, en bref à des ados de 14 ans. Même si je connais des personnes de mon âge (et même des personnes plus vieilles) qui aiment Twilight, je ne peux pas comprendre leur engouement, je peux seulement comprendre celui des ados très jeunes et naïves parce que c’est ce que c’est : une série pour adolescentes. Et je ne me sens plus interpellée, plus du tout. Premier choc, pas trop grand.
Et puis ça a continué. À l’épicerie, je regardais les couvertures de revues en attendant à la caisse, et j’ai réalisé que sur la majorité des revues adressées aux jeunes potineux, je ne connaissais pas la moitié des visages. Taylor Swift, Justin Bieber et compagnie, je ne sais pas qui ils sont. Je sais seulement que beaucoup d’ados les aiment, et moi ils ne m’intéressent pas. Il y a aussi des séries comme Vampire Diaries, Glee (et beaucoup d’autres, aussi adressées à des ados, et que je ne nommerai pas parce que j’ai peur de nommer des séries déjà terminées depuis longtemps tellement je ne me sens plus dans le mouvement) dont le résumé ne m’attirent pas de prime abord parce que les personnages principaux sont des adolescents. Pourtant, je ne me lasse pas d’une série comme Dawson’s Creek que je suis justement en train de revoir pour la millième fois (je l’avais revue au complet il y a moins d’un an, d’ailleurs), avec l’amoureux cette fois. Et pourquoi? Parce que c’est une série qui date de mon adolescence, qui montre des personnages qui étaient ados à peu près en même temps que moi, qui avaient donc les mêmes questionnements, les mêmes problèmes que moi. Chaque fois que je revois Dawson’s Creek, ça me replonge dans mon adolescence et ça me plaît. Les séries actuelles, avec des ados actuels, me donnent l’impression de traiter du même sujet d’une façon entièrement nouvelle et différente, plus adaptée aux ados d’aujourd’hui. Peut-être que j’aimerais ces séries si je leur donnais une chance, mais elles ne m’attirent pas à première vue parce que, et c’est ce que je suis en train de réaliser tranquillement, je suis d’une autre génération.
(je n'ai pas pu résister, cette photo est sublime!!!!!)
Et puis tout à coup, dans le rythme de mes réflexions, je suis rappelé d’un texte qu’on avait lu en secondaire 3 dans le cours de français. Je ne me souviens plus du contenu du texte exactement, juste du titre : la génération X. On parlait, dedans, des 25 à 35 ans de l’époque, qui était la génération X, qui n’avait rien à avoir avec notre génération. Et boum, me voilà 10 ans plus tard, et j’ai l’âge qu’avaient à l’époque les membres de cette génération X, maintenant âgés entre 35 et 45 ans. Wow. Coup de vieux!
Et là je me suis remise à penser à qui j’étais à 15 ans, comment j’étais, comment je me sentais, ce que je devenais, et dieu que je me suis sentie soulagée de ne plus être là! 15 ans, l’adolescence, les questionnements, les remises en question, les doutes, les craintes. Ouf. Bien sûr, d’autres craintes, d’autres doutes, d’autres problèmes viennent avec l’âge adulte, mais quand je repense à ce que j’étais il y a dix ans (dix ans… que ça semble long et court tout à la fois!), je me sens sereine, je me sens heureuse, je me sens bien. Et mon coup de vieux, il me fait du bien!
mardi 25 janvier 2011
Pas de limitations, pas d'obligations!
Voici ce qui m’amène à publier un billet aujourd’hui : la culpabilité. La culpabilité!? Oui, la culpabilité. Est-ce que la culpabilité devrait me pousser à publier un billet? NON! Je le sais, j’en suis consciente, je suis intelligente (!), je suis parfois de temps à autre rarement mais quand même des fois un peu minimalement rationnelle et je me dis alors : « Ben voyons, tu te sens coupable à cause d’un blogue!!??? Ça va pas là-dedans?!!?? »
Oui, je me sens coupable, car c’est déjà le 25 janvier et je n’ai publié qu’un seul billet depuis le début de cette belle et nouvelle année 2011. Je regarde les archives de 2010 et que vois-je? 7 billets en octobre, 6 billets en novembre, 6 billets en décembre… wow! Et combien de billets en janvier? Un seul. Oups. Et là, la culpabilité s’y met : ça y est, ça recommence, je délaisse mon blogue, les gens ils vont penser que je veux fermer mon blogue, les gens ils vont arrêter de lire mes niaiseries, mais je ne veux pas que les gens ils arrêtent de lire mes niaiseries, et surtout je ne veux pas délaisser mon blogue, car il me fait du bien mon blogue, alors il faut que je continue, alors go, go, go, écris, écris, ça presse!! Ah, culpabilité chronique, quand tu nous tiens!
Et là, je me suis dit : attends une minute. « Il me fait du bien mon blogue » ? Vraiment ? Et la culpabilité, c’est agréable? D’abord, pourquoi ai-je commencé ce blogue in the first place? Pour m’obliger à parler de ce qui m’intéresse et me sentir coupable quand je ne le fais pas? Ou pour me donner la possibilité de parler de ce qui m’intéresse quand j’ai envie de le faire? Alors là, dans la confusion totale qui régnait dans mon esprit légèrement attardé, j’ai décidé d’aller relire le premier billet de ce nouveau blogue et d’en avoir le cœur net. Et là, quelle surprise! Pour vous partager cette surprise, telle une grande poétesse très fière de ses accomplissements, je me cite :
« […] ma vision de ce nouveau blogue est : pas de limitation, pas d’obligation! Peut-être que je parlerai surtout de séries, de films et de livres ; peut-être aussi que je me laisserai aller à raconter un peu ce qui m’arrive, un voyage peut-être ou une aventure quelconque ; peut-être que j’ajouterai un nouveau billet seulement une fois par mois, et peut-être que je le ferai plus (ou moins!) souvent : qui sait, et surtout who cares? Pas de limitation, pas d’obligation! »
Mon dieu, fais-je de l’Alzheimer? Suis-je capable d’oublier toutes ces belles résolutions intelligentes logiques et rassurantes en moins de quatre mois? Eh bien… il paraîtrait que oui!
Alors voilà. J’ai pris une décision, attention mesdames, messieurs, transsexuels et représentants du règle animal, j’ai pris une très grande décision! La voici : ce billet (le billet du 25 janvier 2011 autour de plus ou moins 11 heures AM tout dépendant de l’heure à laquelle je terminerai de l’écrire) est le dernier, le tout dernier, the last one, le dernier des derniers billets publié pour cause de culpabilité! OUI. Car aujourd’hui les choses changent, mesdames, messieurs, transsexuels et représentants du règle animal : aujourd’hui, mon blogue devient une source de plaisir et d’excitation et non une source de stress et de culpabilité!
Et si le prochain billet est publié en décembre 2012, deux jours avant la fin du monde, eh bien soit! D’ici là, j’ai bien des choses à faire et à penser de toute façon (comme choisir ce que je vais porter pour la fin du monde, ce qui n’est pas une décision facile à prendre).
Vous avez compris? Non, non, je m’en fiche que vous ayez compris ou non, la vraie question, c’est : ai-je compris? OUI! Tous en chœur? OUI!!
Pas de limitations, pas d’obligations! Tiens, toé!
mercredi 12 janvier 2011
Pathétiquement kitsch enfantine bébé lala ratata
Non, je ne suis pas morte! Non, je n’ai pas eu envie d’arrêter le site! Non, il n’y a pas eu d’événement catastrophique dans ma vie qui a fait en sorte que je ne voulais plus rien écrire, plus rien partager! Non, je ne suis pas une cynique pathétique démoralisée blasée anti-consommation anti-sociabilité anti-bonheur qui refuse de mentionner Noël ou le jour de l’an ou quelque fête que ce soit pour paraître cool et au-dessus des autres! Oui, il y a une explication pour mon silence et mon absence totale de souhaits du temps des fêtes (c’est impardonnable, je sais, alors voilà : joyeux Noël, joyeux temps des fêtes, bonne bouffe, beaux cadeaux à tous, bonne année 2011, santé, bonheur, amour et tout ce qui vous ferait plaisir) !
Alors, le pourquoi du comment de mon absence pendant le temps des fêtes : pendant le mois de décembre, j’avais commencé un super-billet qui parlait du temps des fêtes, de Noël, de nos préparatifs, de mon excitation. Je voulais le mettre en ligne autour du 22 décembre, mais à partir du 20 décembre j’ai eu tout un tas de choses à faire : préparatifs de dernière minute, sélection et réservation d’hôtels en catastrophe pour mon voyage de mai, et puis avant que je m’en rende compte ma fête (le 23) était arrivée, Noël aussi, puis zioup! Mon billet inachevé était devenu, en bon québécois plein d’anglicismes, carrément passé date!
Depuis le début du mois de janvier, j’ai essayé maintes fois de le recycler, mais je me suis toujours interrompue en me tapant dessus pour ne pas l’avoir mis en ligne à temps! Ah, la culpabilité! C’est elle qui m’a empêché d’écrire un autre billet, relié ou non au temps des fêtes, la sale culpabilité! Mais aujourd’hui, je me suis dit : il est temps! Oui, il est grand temps que je chasse la culpabilité et que je m’occupe de mon blogue, bon dieu de bon yenne!
Alors voilà. Et pourquoi pas le recycler en partie, ce fameux billet resté inachevé, maintenant que les aveux sont faits et que le premier pas est franchi? Allons-y!
Je dois commencer par un coming-out : je suis pathétiquement kitsch enfantine bébé lala ratata et j’adoooore les clichés quand c’est le temps des fêtes. Pas juste le temps des fêtes temps des fêtes, mais n’importe quelle fête : Halloween, Noël, St-Valentin, Pâques, name it! Que tout ceux qui restent loin du tourbillon de la consommation aillent se coucher tout habillés! C’est absolument génial de déambuler dans les magasins remplis de décorations, de musique, de cadeaux et de bonbons! Ça me donne le sourire et ça rend mon cœur joyeux, oui! Et j’ai pitié de ceux qui n’aiment pas le temps des fêtes à cause de ça (où sont les vraies valeurs de Noël et mon dieu qu’est devenu le monde, la consommation, blablablablabla) ! Ce sont des blasés cyniques incapables de voir du positif dans le négatif! Oui oui, on vit dans un monde de consommation, et so what? Qu’est-ce qui t’oblige à ACHETER? Absolument rien Tu n’as qu’à te promener, faire le plein de l’ambiance des fêtes, et sourire!
Parlant d’ambiance des fêtes, un de mes rêves les plus chers serait d’un jour me rendre en Europe pendant le mois de décembre pour voir enfin les fameux marchés de Noël. J’en rêve, j’en bave, aidez-moi quelqu’un! Ce serait le top du top la crème de la crème le summum des summums la jouissance totale pour une fille pathétiquement kitsch enfantine bébé lala ratata comme moi! Non mais regardez-moi ça :
À Nuremberg
À Munich
À Vienne
À Prague
Un jour, ce seront mes photos à moi là, promis!
Voilà, alors cette année, j’étais particulièrement excitée à l’approche du temps des fêtes. Tout d’abord, c’était mon premier pré-temps des fêtes avec l’amoureux. L’année dernière, on avait été ensemble pendant une partie seulement du temps des fêtes, et pratiquement pas du tout pendant le pré-temps des fêtes étant donné que nous étions dans deux villes différentes. Cette année, nous avons célébré tout le mois de décembre ensemble à manger les chocolats de l’avant, à laver la vaisselle en écoutant de la musique de Noël, à décorer l’appartement, à courir les rues en auto pour voir les décorations et à regarder des films de Noël! C’était magique!
On a établi, je crois, la liste de nos classiques de Noël. On a (re)vu les deux premiers Home Alone (Maman j’ai raté l’avion), Christmas Vacation (Le sapin a des boules), La guerre des tuques, Love Actually. Je crois qu’à chaque année, il faudra les revoir, car ce sont les films de Noël qui sont les plus chers à nos cœurs! On a aussi regardé Babine et Le survenant qui ne sont pas des films de Noël, mais qui ont suffit à nous mettre dans l’ambiance quand même et font « temps des fêtes » dans nos cœurs! Un autre film de Noël qui ne deviendra pas (je l’espère!) un de nos classiques : The Search for Santa Paws, trop cliché même pour moi mais quand même cute et agréable à regarder une fois quand on met notre cerveau à off et qu’on se dit très fort : « mais c’est Noël, c’est cute, c’est magique! »
Une mention spéciale quand même pour La guerre des tuques, que je n’avais jamais vu (honte à moi!) et qui est pourtant le classique de ma génération. Je l’ai donc vu pour la première fois cette année, mais (et ça suffira je l’espère à me pardonner) je suis tombée amoureuse des pieds à la tête et de la tête aux pieds de ce film absolument merveilleux! Ça m’a rappelé mon enfance, ça m’a rendue nostalgique, ça m’a fait rire, ça m’a donné des frissons, ça m’a (presque) fait pleurer, c’était presque aussi magique que Harry Potter! Un classique, à (re)découvrir à tout âge!
Maintenant que le temps des fêtes est passé, je dois dire que ce fut sans doute le plus beau de ma vie (kitsch jusqu’au bout!) C’était très spécial, car pour Noël mes parents nous ont rejoints à Rimouski et on a fêté tous ensemble, famille et belle-famille! Mes parents et ceux de l’amoureux s’entendent à merveille, ce qui est fascinant en plus d’être extraordinaire. On a donc passé un super Noël avec mes parents, les siens, son frère et même mon chien (maintenant celui de mes parents) ! Inoubliable. Entre Noël et le jour de l’an, je suis retournée dans ma ville natale et j’ai revu les autres membres de ma famille et mes amies, puis on a fêté le jour de l’an à Trois-Rivières avec l’amoureux et toute la famille de ma mère, comme chaque année. Superbe!
En fait, le seul problème dans tout ça, c’est que c’est déjà fini. Dès mon retour à Rimouski, je me suis sentie nostalgique et j’ai eu le cœur gros en enlevant les décorations de Noël. Oh, mais il ne faut pas déprimer, je sais! Noël revient chaque année et en entendant, il y a la St-Valentin, puis Pâques, et alouette! :)
Sur ce, je vous laisse avec une photo de chien-chien devant le sapin de Noël. Onnnn!
Bonne année 2011 à vous tous!
dimanche 19 décembre 2010
L'art d'essayer de faire une fin
La semaine dernière, j’ai (enfin!) fini Roswell. Eh oui, mesdames et messieurs, après trois tentatives, j’ai réussi à me rendre jusqu’au dernier épisode! C’était… tout un exploit de ma part!
Après tout ce que j’ai pu dire de négatif sur Roswell dans mon dernier billet qui concernait la série, je me suis dit qu’il fallait que je refasse au moins un autre billet pour ne pas terminer sur une note aussi explosive et dévastatrice pour la pauvre série! (Oui, j’ai pitié d’une série!) Alors, voilà, pour me racheter un peu : le dernier épisode, même s’il avait plein de défauts, était, si on considère le fait que la série a été annulée, pas si mal que ça en fin de compte. (Wow, quel compliment!)
Commençons par parler des défauts des derniers épisodes et de la finale, question de terminer par les points positifs. Disons que le manque de logique propre à la série était encore bien présent dans les derniers épisodes! Les intrigues qui partent dans tous les sens aussi. L’épisode de la mort de Max était particulièrement… comment dire? Le seul mot qui me vient est en anglais : convenient. Grâce à sa mort, Liz a pu retrouver ses sentiments pour lui et oublier ses rancunes sorties de nulle part. Aussi, quand elle le ramène à la vie, on peut supposer qu’elle « change quelque chose » et que c’est pour cette raison qu’elle n’a plus de petits courants électriques verts sur la peau en présence de Max. Bien sûr, ce n’est qu’une supposition de ma part, car on ne dit jamais clairement (comme je l’avais prévu) POURQUOI elle n’a plus de petits signes de mort alien sur sa peau…
Ensuite, l’intrigue de Michael et sa folie « je suis le roi de l’univers » était NULLE. Michael est soudainement devenu complètement fou, sauvage, débile chronique, voire psychopathe! Ok, Michael a toujours été le rebelle, l’indiscipliné, celui qui n’en fait qu’à sa tête… mais il n’est pas un sans cœur pour autant! Là, tout à coup, parce que Max est mort et que Michael a hérité de son titre, il n’a plus aucun respect pour personne. Il blesse Jesse, dit à Maria qu’elle serait mieux morte, se bat contre Max pour le tuer.
EUH???
Et dans l’épisode d’après, quand tout est rentré dans l’ordre, il refuse de s’excuser et tout le monde lui en veut un peu, mais sans plus. HELLO? Il s’est conduit comme un psychopathe meurtrier bon à enfermer! Encore une fois, bonjour la logique.
L’avant-dernier épisode, avec le retour de Tess, était selon moi un des meilleurs (voire le meilleur) de la saison 3. Enfin on reprend l’intrigue de la fin de la saison 2, qui était bonne. (Je sais, j’ai dit dans mon dernier billet que toute l’histoire avec Tess et Alex était ridicule, mais c’est faux. Je l’ai dit sur le coup de la colère et de la frustration contre Roswell. En fait, c’était la meilleure intrigue de la saison 2). Bref, on aurait pu se passer de l’entièreté de la saison 3 et passer directement au retour de Tess! J’ai bien aimé l’épisode parce que je trouve que Tess était un personnage intéressant, franchement sous-exploité. Avec le revirement de situation à la fin de la saison 2, elle aurait fait un excellent opposant dans la 3. Au moins elle a son retour dans l’avant-dernier épisode, et tout le monde en est beau maudit contre elle. Tant mieux! J’aime la tension, et disons qu’il y en avait! Son sacrifice à la fin était touchant, particulièrement le moment qu’elle passe avec Liz. J’ai aussi aimé le vote pour ou contre Tess et le fait que Kyle et Liz, les deux personnes que Tess a finalement le plus blessées (Kyle parce qu’il l’aimait comme sa sœur et Liz pour toute l’histoire avec Max, mais aussi celle avec Alex) votent pour elle et non contre elle. C’était la preuve que les scénaristes de Roswell n’avaient pas que des défauts et ont bien réfléchi (au moins cette fois) à leurs personnages.
Ce que j’ai sans doute le plus aimé dans cet épisode, c’est l’interaction entre Max, Isabel et leurs parents. Enfin, le moment que j’attendais depuis le début!! Les parents sont mis au courant, et pas d’une façon un peu plate et prévisible : maman, papa, nous sommes des aliens. Non! Même si je trouvais que c’était un peu stupide que les parents enquêtent sur leurs propres enfants, ça valait la peine juste pour le dénouement : Isabel, filmée en train d’exercer ses pouvoirs! La confrontation qui suivait ne pouvait être que fascinante, et en plus c’était l’épisode du retour de Tess avec l’armée qui rôdait autour de la maison pour retrouver Tess et le bébé. J’ai trouvé que c’était du pur génie! Max et Isabel doivent affronter leurs parents en même temps qu’ils doivent gérer une des pires crises qu’ils ont vécue jusqu’à maintenant… ouf, c’était stressant!
Sinon la toute fin de l’épisode était merdique. Max, qui a couru tout le long de la saison 3 après son foutu bébé décide de le donner en adoption? Même si je comprends ses motivations, en tant que téléspectatrice d’une SÉRIE TÉLÉ, je me dis : OH, COME ON! Quelle merveilleuse façon de gâcher une intrigue. Finalement, toute la saison n’aura servi à rien.
Bon, venons-en au dernier épisode. Les défauts, d’abord… Disons que c’était un peu précipité. Au début de l’épisode, tout va bien, c’est un jour ordinaire à Roswell. À la fin : ils fuient la ville. C’est logique au sens où bon, ils ont été mis à jour, mais un peu illogique aussi parce qu’en trois ans ils ont toujours réussi à s’en sortir et ce n’est que maintenant que quelqu’un se décide à mettre des caméras et enquêter véritablement sur eux. Bof. Disons un peu ordinaire.
Mais le pire de tout, ce sont les pouvoirs de Liz! J’ai déjà dit ce que j’en pensais de cette histoire de pouvoirs qui arrivent deux ans en retard, mais là franchement ils ont dépassé les bornes. J’explique : dans ce dernier épisode, Liz a soudainement (encore) un nouveau pouvoir! Eh oui, maintenant, elle a des visions du futur. Et ce n’est pas tout : c’est sa vision d’un futur où Max, Isabel, Michael et elle se font assassiner qui détermine tout le reste de l’épisode et surtout la fin : ils doivent fuir Roswell. Encore une fois, ce fameux mot anglais : convenient, very convenient! Je veux bien croire que la série a été annulée et qu’ils ont dû patiner un peu pour trouver une fin (j’imagine), mais ils auraient AU MOINS pu utiliser Isabel, et non Liz! Isabel a déjà eu des visions comme ça dans la saison 2 quand Tess était en danger. Alors pourquoi soudainement faire pousser un tout nouveau pouvoir à Liz dans le dernier épisode? Franchement, assez ridicule merci.
Mais passons, passons. Il y a beaucoup de petits moments que j’ai aimés dans ce dernier épisode. La scène de la collation des grades était particulièrement réussie. Vraiment très angoissante et aussi déchirante, particulièrement quand Isabel dit adieu à ses parents avant de s’enfuir. L’amitié entre Liz et Maria était particulièrement touchante aussi dans cet épisode. D’ailleurs, c’est une des meilleures relations de la série selon moi. Souvent, les amitiés féminines ne sont pas vraiment mises en valeur. Dans Dawson’s Creek par exemple, aucune amitié féminine de très grande importance. Dans Buffy, il y a Buffy et Willow, mais j’ai toujours senti que Willow était très présente pour écouter et supporter Buffy… sans que l’inverse soit vrai. Dans Roswell, Liz et Maria sont toujours là l’une pour l’autre, et c’était tout à fait vrai dans cet épisode. Le moment où Max et Michael se prennent dans leurs bras et croient qu’ils ne se reverront plus était également très bon. La scène d’adieu entre Kyle et son père reste cependant mon coup de cœur pour cet épisode. C’était absolument dévastant!!!
Mais le plus important, à mon avis, c’est qu’ils ont réussi à faire une fin, ce qui est loin d’être le cas avec toutes les séries annulées. En plus, je pense que c’est une bonne fin : ils doivent fuir Roswell et être « on the run ». Je ne crois pas que ça aurait pu se finir tellement autrement, même si la série n’avait pas été annulée (à moins que les aliens retournent sur leur planète… mais ça en aurait déçu plusieurs!) Le mariage de Liz et Max était prévisible mais au moins c’était joyeux, ça donnait un côté happy ending à une fin plutôt triste dans l’ensemble. D’ailleurs, la narration de Liz qui termine son journal superposée aux images du mariage et de son père qui pleure en le lisant, c’était très fort. Je l’avoue, j’avais les larmes aux yeux!
Donc, finalement… c’est vrai que l’intrigue de Roswell tournait en rond depuis environ deux ans, que la série manquait de logique et que je me demande pourquoi elle n’a pas été annulée avant (alors qu’October Road et Firefly, qui n’avaient à mon avis aucun défaut majeur, n’ont pas fait très long feu). J’ai aimé cette série quand j’étais plus jeune pour certaines raisons, et ce sont les mêmes raisons qui m’ont poussée à vouloir lui laisser une deuxième, puis une troisième chance. Il y a tout d’abord le lieu et l’ambiance, la petite ville pas si tranquille que ça… Mais surtout, les personnages qui, malgré leurs relations illogiques et leurs comportements parfois très étranges, restent très attachants – surtout en groupe.
Bref, malgré ses trop nombreux défauts majeurs, Roswell va toujours garder une petite place au chaud dans mon cœur!
mercredi 15 décembre 2010
Ô pierogi de mon coeur ! Comme tu es beau, frais et bon !
Oh, mon dieu!
Ce billet sort vraiment de nulle part, mais je devais vous partager ma joie et mon enthousiasme!
J'étais en train de faire des recherches pour mon prochain voyage en Europe en mai. Je lisais à propos de la spécialité culinaire slovaque halušky (genre de gnocchis), quand tout à coup j'ai eu un souvenir de la Pologne et d'une spécialité que j'avais goûtée et ADORÉE. J'ai donc fait une recherche rapide sur le site du Routard et j'ai retrouvé le nom de la spécialité en question : des pierogi, qui sont de gros raviolis polonais farcis au fromage, au chou, à la viande ou aux fruits. Je suis retournée voir mes photos et, gloire à moi-même, j'avais pris en photo le menu du premier restaurant où j'ai goûté aux pierogi, et là où ils étaient les meilleurs! Eh bien, eh oui, j'ai retrouvé le restaurant en tapant l'adresse URL qui était bien visible en haut du menu! Je suis renversée de joie, même si c'est un peu stupide étant donné que je ne retournerai pas en Pologne bientôt, voire jamais... (oh non, pas jamais!)
Donc le restaurant s'appelle le Zapiecek et est situé à Varsovie. Le décor était superbe! Ça paraissait plutôt touristique, mais c'est mon amie polonaise qui m'y a amenée en me disant que la bouffe était géniale, alors j'imagine que les locaux y vont aussi (mon amie vient de et habite à Varsovie). Leur spécialité, c'est vraiment les pierogi (je ne sais pas s'il y avait d'autres plats principaux, en fait). Les serveuses étaient habillées en costume de l'époque, c'était génial! Il y avait aussi de la musique traditionnelle. Et le menu, entièrement en polonais, alors j'étais plutôt heureuse d'avoir ma traductrice attitrée. J'ai pris des photos du décor et je les partage, même si elles ne sont pas extraordinaires :
J'avais pris les pierogi à la viande (pierogi z mięsem) ou alors c'était peut-être les plus classiques, ceux aux pommes de terre et au fromage blanc (pierogi ruskie). Je ne m'en souviens pas exactement, mais c'était miam miam miam! Mon amie n'a pas été capable de m'expliquer à quoi était la sauce, mais laissez-moi vous dire qu'elle était succulente. Il y avait sur le dessus des genres de lardons, wow, c'était, c'était, c'était! C'est pas mêlant, ça fait maintenant au moins deux ans et demi et j'en bave encore!! Non mais!! Regardez-moi ça :
Miam, miam, miam! Pour agrémenter le tout, j'avais pris un accompagnement polonais typique selon mon amie polonaise : une salade bien simple de carottes et de pommes râpées. WOW. Ça semble ordinaire comme ça, mais le jus de pomme imbibe les carottes qui deviennent alors sucrées et ça goûte le ciel!
Ce billet sort vraiment de nulle part, mais je devais vous partager ma joie et mon enthousiasme!
J'étais en train de faire des recherches pour mon prochain voyage en Europe en mai. Je lisais à propos de la spécialité culinaire slovaque halušky (genre de gnocchis), quand tout à coup j'ai eu un souvenir de la Pologne et d'une spécialité que j'avais goûtée et ADORÉE. J'ai donc fait une recherche rapide sur le site du Routard et j'ai retrouvé le nom de la spécialité en question : des pierogi, qui sont de gros raviolis polonais farcis au fromage, au chou, à la viande ou aux fruits. Je suis retournée voir mes photos et, gloire à moi-même, j'avais pris en photo le menu du premier restaurant où j'ai goûté aux pierogi, et là où ils étaient les meilleurs! Eh bien, eh oui, j'ai retrouvé le restaurant en tapant l'adresse URL qui était bien visible en haut du menu! Je suis renversée de joie, même si c'est un peu stupide étant donné que je ne retournerai pas en Pologne bientôt, voire jamais... (oh non, pas jamais!)
Donc le restaurant s'appelle le Zapiecek et est situé à Varsovie. Le décor était superbe! Ça paraissait plutôt touristique, mais c'est mon amie polonaise qui m'y a amenée en me disant que la bouffe était géniale, alors j'imagine que les locaux y vont aussi (mon amie vient de et habite à Varsovie). Leur spécialité, c'est vraiment les pierogi (je ne sais pas s'il y avait d'autres plats principaux, en fait). Les serveuses étaient habillées en costume de l'époque, c'était génial! Il y avait aussi de la musique traditionnelle. Et le menu, entièrement en polonais, alors j'étais plutôt heureuse d'avoir ma traductrice attitrée. J'ai pris des photos du décor et je les partage, même si elles ne sont pas extraordinaires :
J'avais pris les pierogi à la viande (pierogi z mięsem) ou alors c'était peut-être les plus classiques, ceux aux pommes de terre et au fromage blanc (pierogi ruskie). Je ne m'en souviens pas exactement, mais c'était miam miam miam! Mon amie n'a pas été capable de m'expliquer à quoi était la sauce, mais laissez-moi vous dire qu'elle était succulente. Il y avait sur le dessus des genres de lardons, wow, c'était, c'était, c'était! C'est pas mêlant, ça fait maintenant au moins deux ans et demi et j'en bave encore!! Non mais!! Regardez-moi ça :
Miam, miam, miam! Pour agrémenter le tout, j'avais pris un accompagnement polonais typique selon mon amie polonaise : une salade bien simple de carottes et de pommes râpées. WOW. Ça semble ordinaire comme ça, mais le jus de pomme imbibe les carottes qui deviennent alors sucrées et ça goûte le ciel!
Ah, c'était tellement bon! J'ai tellement aimé les pierogi que j'ai voulu en manger une autre fois. Mon amie m'a amenée dans un autre restaurant (mais là, je ne sais pas c'était lequel...) et j'en ai re-mangé! Cette fois, j'ai essayé mes pierogi farcis aux fruits... ça m'intriguait, et je suis sûre que ça vous intrigue aussi! Des raviolis aux fruits?? Oui, oui! Et c'était aussi très bon, mais moins que les premiers que j'ai mangés. C'était un peu étrange le mélange salé/sucré (il y avait du fromage sur les pâtes), mais j'aimais bien. Sauf que ça ne pouvait pas battre la fameuse sauce des pierogi à la viande. J'aurais été curieuse de goûter ceux aux fruits du Zapiecek. Peut-être qu'ils auraient été encore meilleurs! Mais bref, les fruits ont cuit dans les raviolis, et il y avait un fruit différent dans chaque pâte. Je ne me souviens plus exactement des sortes de fruits (ça fait deux ans et demi, quand même!), mais je me souviens d'avoir trouvé des prunes, et des fraises aussi il me semble... on ne saura jamais avec certitude!
Ouf, j'ai envie de faire une escale en Pologne juste pour goûter aux pierogi encore une fois! Il faut vraiment être obsédée par la bouffe...
Ah, comme dirait IGA... VIVE LA BOUFFE!
mardi 14 décembre 2010
Redondance et... originalité!
Dimanche soir, c’était le dernier épisode de la saison 5 de Dexter, et je l’ai regardé hier. Malgré tout ce que j’ai pu dire dans mon précédent billet sur Dexter, la deuxième moitié de la saison 5 a pris un tournant un peu différent qui a réussi à me plaire, me surprendre, me palpiter! Oui, me palpiter!
Bon, bon, c’est vrai, Dexter, c’est redondant. Oui, Julia Stiles alias Lumen a, cette saison, le rôle de la « personne de qui Dexter se rapproche et à qui il peut montrer sa véritable nature ». Mais, contrairement aux personnages des saisons précédentes (et c’est là l’originalité de la saison 5), Lumen n’est pas une psychopathe. C’est une fille ordinaire qui a vécu des choses horribles et qui se retrouve dans une situation plus que compliquée. Dexter n’a d’autre choix que de lui montrer sa véritable nature (puisqu’elle l’a vu en train de tuer un de ses bourreaux), mais Lumen l’accepte comme il est. Plus encore, elle veut qu’il l’aide à se débarrasser des salauds dégueulasses qui lui ont fait vivre les pires tortures. Et alors ils forment une équipe (un peu comme Dexter et Lilah dans la saison 2 et Dexter et Miguel dans la saison 3)… et tuent ensemble.
Même si la redondance n’est pas absente, elle n’est pas envahissante. C’est la première fois que Dexter rencontre une personne normale qui l’accepte comme il est. Et le mieux, le plus génial dans tout ça, c’est qu’on y croit. On y croit, que cette fille bien ordinaire qui a pourtant vécu des choses horribles puisse accepter Dexter pour ce qu’il est. On y croit aussi qu’elle ait envie de tuer les gros salauds dégueulasses qui lui ont fait subir les pires tortures, sans pour autant qu’elle soit une folle débile mentale dans la tête. Oui, je pense que Lumen est tout à fait normale, et c’est d’ailleurs ce que la finale de la saison 5 suggère fortement : c’est sa souffrance et son désir de vengeance qui l’ont poussée à tuer, mais maintenant que c’est fait… elle est libérée de son « dark passenger ». Elle peut retrouver une vie normale.
J’ai adoré la saison 5, presque autant que la 1 et la 4. La relation entre Dexter et Lumen était sublime! Ils avaient tous les deux tellement besoin l’un de l’autre : Lumen pour se venger et retrouver une vie à peu près normale, Dexter pour venger Rita à travers une autre femme. C’était magnifique, tellement bien pensé, exceptionnel! Et l’intrigue, tellement bien menée! Je ne sais pas combien de fois j’ai pu me dire, au cours des derniers épisodes, « mais comment ça va finir!!! mais comment ils vont s’en sortir sans se faire prendre!! »
La finale ne m’a pas déçue, pas du tout, elle m’a épatée même! J’étais carrément angoissée au début de l’épisode. Je savais déjà qu’on pourrait éviter la fin répétitive de toutes les autres saisons (Dexter doit tuer la personne avec qui il a partagé ses secrets) parce que Lumen n’a rien d’une psychopathe. Mais j’ai eu bien peur que Lumen subisse le même sort que Rita, et si dans une autre série je me serais dit « ben non, ils peuvent pas faire ça deux saisons de suite! », la redondance naturelle de Dexter me faisait douter, frissonner, stresser, capoter! Heureusement, elle a évité le destin de Rita. Mais alors là je me demandais « bon, d’accord… et après? » Et ils ont réussi à répondre à ma question de la façon la plus logique qui soit : maintenant qu’elle est libérée de son « dark passenger », Lumen doit quitter Dexter. Elle n’est pas comme lui, elle ne peut pas continuer comme lui, et c’était parfait. Ça n’aurait pas pu continuer.
Cette scène était particulièrement touchante, renversante, wow. On ne sentait pas du tout que Lumen s’était servi de Dexter pour arriver à ses fins, pas du tout. Elle était vraiment dévastée d’en être arrivée à cette horrible conclusion : c’est fini, ça ne peut plus continuer. Et Dexter, wow, Dexter! On ne l’avait encore jamais vu avec autant d’émotions (même pas au moment de la mort de Rita). J’ai eu l’impression qu’il n’était pas seulement atterré par le départ de Lumen, mais plutôt dévasté d’être condamné à toujours perdre ceux avec qui il peut être lui-même. Si j’avais eu besoin d’une autre preuve de l’immense talent de Michael C. Hall, elle aurait été là!
Et puis que dire du fameux dénouement avec Deb qui décide de couvrir Dexter et Lumen sans savoir que ce sont eux? Si les derniers épisodes m’ont tenue en haleine, ce n’était rien comparativement à cette scène où Lumen et Dexter sont derrière un plastique avec Deb de l’autre côté qui pointe un revolver sur eux! Mon amoureux et moi on avait les fesses sur le bord du divan et les yeux ronds comme des pièces de vingt-cinq sous!! C’était stressant, palpitant, angoissant à souhait, on se demandait, le cœur battant : « mais comment il va s’en sortir, cette fois?! » C’était du pur génie, rien de moins.
Bref, la saison 5 m’a prouvé que malgré la redondance occasionnelle, Dexter est une série qui peut encore nous surprendre et qui mérite qu’on lui accorde encore beaucoup d’attention. Je suis très curieuse de voir la saison 6 (si saison 6 il y a, selon imdb oui, selon le reste de l’univers je ne le sais pas).
Vive Dexter, mon tueur en série préféré!
lundi 6 décembre 2010
Qui a dit qu'on mangeait mal à Cuba?
Oui, enfin un deuxième billet sur mon voyage à Cayo Santa Maria!
Alors, qui a dit qu'on mangeait mal à Cuba? Certainement pas moi, ni mon amoureux! D’accord, d’accord. Aucun de nous deux n’a essayé le Mexique ou la République dominicaine, alors c’est impossible pour nous de comparer. D’accord, d’accord, l’hôtel Melia Las Dunas où on est allés en octobre est un 4 étoiles et demie. Mais il reste que nous l’avons payé bien moins cher que la plupart des hôtels au Mexique, que tout (de la plage à la chambre) était satisfaisant et que la bouffe était GÉNIALE! C’est ça, la vérité!
Que ceux qui s’entêtent à dire que la bouffe est dégueulasse à Cuba aillent se rhabiller! C’est vrai que le bœuf ne goûte pas la même chose qu’ici, c’est vrai aussi qu’ils mettent beaucoup d’huile dans leurs plats, c’est tout aussi vrai que certains produits manquent parfois (hello, on est à Cuba!) et c’est vrai qu’on peut avoir des problèmes de digestion si on mange trop, surtout les premiers jours. Mais ce dernier point, c’est vrai dans tous les pays : notre système digestif n’est pas encore habitué, il faut lui laisser le temps. Pour le reste : c’est tellement fâchant d’entendre des touristes se plaindre de la bouffe (particulièrement du bœuf, étant donné que les Cubains n’ont même pas le droit d’en manger) dans un pays qui donne ses meilleurs produits aux touristes! Pfff.
Bon, assez de chialage sur les touristes mal élevés qui devraient rester chez eux. À mon avis, le Melia Las Dunas, c’était le luxe total point de vue tout, bouffe comprise. (C’était aussi le cas de l’hôtel Sirenis la Salina à Varadero que j’ai visité en avril, mais j’y reviendrai sûrement plus tard.)
Pour ceux qui ne seraient pas familiers avec le fonctionnement de la bouffe à Cuba : en gros, tout est inclus. Il y a normalement un (ou plusieurs) buffets ouverts au moment des trois repas et où on peut manger comme on veut, tout ce qu’on veut. Il y a ensuite quelques snacks où on trouve surtout de la restauration rapide, parfois en bord de plage, parfois ailleurs, parfois ouvert seulement le midi, parfois ouvert 24 heures. Ensuite, il y a les restaurants à la carte qu’il faut réserver à notre arrivée. Au Melia, on avait droit à 3 restaurants à la carte par semaine. J’ai envie de vous partager quelques uns de nos meilleurs moments culinaires, à l’amoureux et moi! Prêt? BAVEZ!
Alors pour commencer, le buffet. Très grand, très varié, avec des serveurs extraordinairement gentils et généreux. Des pâtes, du poisson, des viandes, toutes sortes de salades, d’accompagnements, de desserts, bref tout ce que vous voulez!
Voici le genre d’assiette qu’on pouvait avoir au buffet :
Mais le plus beau? LES DESSERTS! Mon dieu, les desserts! À Varadero, ma mère et moi on avait constaté que les desserts étaient souvent fades, pas assez sucrés, bref manquaient de goût. Mais à Cayo Santa Maria? OH MON DIEU, les desserts! Ils étaient sucrés, goûteux, merveilleux, décadents! Le must du must? Les bananes flambées au rhum! Oh, mon dieu, je m’en ennuie tant… Et les petits gâteaux au café! Et il y en avait aussi à l’orange… mon dieu, quel délice!
Ensuite, il y avait le Beer Garden, un petit snack ouvert 24 heures. Leurs burgers étaient excellents :
Les hot dogs aussi, même s’ils n’ont l’air de rien là-dessus :
Et finalement, le must du must, les calmars frits! Malheureusement, on en a mangé qu’une seule fois. Les deux autres fois où on a essayé, il n’y en avait plus. J’ai dû consoler mon chéri qui en cherche partout depuis notre retour!
Dans les restaurants à la carte, on a essayé le restaurant romantique, Isabel & Fernando, qui était définitivement le meilleur! En entrée, une bonne salade de langoustes et crevettes aux fruits exotiques (ananas et fruit rouge dont j’ignore le nom mais qu’on voit partout à Cuba) :
Ensuite, j’ai mangé un tournedos de bœuf avec des légumes et des patates pilées. Wow. Le bœuf était d’une tendreté exceptionnelle, et les patates MON DIEU!
Chéri et moi, on a été INSULTÉS par deux touristes à la table à côté. Ils avaient commandé le bœuf (qui était, je le répète, EXCEPTIONNEL). Eh bien ils ont mangé environ deux bouchées et ils sont partis. Comme ça, sans laisser de pourboire, sans rien dire, sans un au revoir. Partis, byebye! Euh? Non seulement c’était excellent, non seulement c’était du bœuf (je le répète : les Cubains n’ont pas le droit de manger du bœuf, et voilà deux touristes qui abandonnent leur assiette pleine de BŒUF), mais en plus tu parles d’une impolitesse absolue!
Passons, passons. L’amoureux a pris du poulet avec une sauce au vin rouge et au romarin. Il a beaucoup aimé, mais il a regretté un peu de ne pas avoir pris le bœuf quand il a goûté au mien!
Et pour finir en beauté, un gâteau mousse à la vanille et à la fraise. Ai-je besoin de commenter?
On a également essayé le restaurant italien, et moi qui raffole de la bouffe italienne, j’ai été servie! En entrée, un risotto aux fruits de mer :
Puis j’ai beaucoup hésité entre différents éléments du menu pour finalement opter pour un spaghetti carbonara… MON DIEU! Je ne l’ai définitivement PAS regretté. J’adore la sauce carbonara, et elle dépassait de loin mes espérances!
Tit-loup a enfin mangé son bœuf qu’il avait regretté au restaurant romantique. Une belle escalope de bœuf sauce portobello. Miam!
Le dessert, somme toute un peu décevant par sa simplicité (il faut dire que celui du restaurant romantique était dur à battre!) Une « mousseline d’amandes avec coulis de pêche » :
En tout cas, ce fameux restaurant italien était dur à battre pour l’ambiance! Il y avait deux filles qui jouaient de la contrebasse, et c’était merveilleux. Tellement beau, relaxant, romantique!
Notre troisième restaurant à la carte, c’était le restaurant de fruits de mer. En entrée, un bon petit cocktail de crevettes :
Puis, comme plat principal, de la langouste. Malheureusement, Boubou qui attendait ce moment depuis une éternité a été un peu déçu. Surtout par la grosseur de la portion en fait (une demi-langouste seulement), mais aussi par le goût. Le pauvre a en déjà mangé chez des Cubains… alors c’est clair qu’il ne pouvait faire autrement que d’être déçu! Mais bon… personnellement je l’ai trouvé bonne, mais je n’en ai jamais mangé chez les Cubains!
Pour dessert, un brownie avec de la crème glacée :
J’ai fait à peu près le tour… Sinon, j’ai encore deux choses à dire! Premièrement… il y avait de la poutine!!!!! Eh oui, de la poutine à Cuba!!!!! Nous étions renversés, épatés, émerveillés! On l’a vu passer deux ou trois fois, et elle avait l’air bonne. On voulait y goûter, bien sûr, mais on ne l’a pas fait. Je vous explique : le fromage, à Cuba, est plutôt spécial. Ce qui est étrange, c’est que je l’avais adoré chaque fois que j’en ai mangé à Varadero. Cette fois, je l’ai aimé la moitié du temps. J’ai mangé deux fois le même burger au Beer Garden. La première fois, le fromage était divin ; la deuxième, je l’ai détesté. L’amoureux ne trippe pas fromage plus qu’il faut, alors on s’est dit que la poutine, c’était peut-être pas une excellente idée. Bien sûr, étant donné que c’est tout inclus, bien des touristes l’auraient prise de toute façon en se disant « si c’est dégueulasse, on la laisse là, et on s’en va manger ailleurs ». On a pensé le faire, puis on s’est dit qu’on avait plus de classe que ça!
Parlant de « pas de classe »… On a vu un homme au Beer Garden qui a commandé trois bières d’un coup (il était seul avec son enfant) puis deux assiettes de poulet ou de poisson pané d’un coup aussi. Il a enfilé ses trois bières dans le temps de le dire, puis il pigeait à deux mains dans les deux assiettes en même temps… en plus, il faut le dire, quand il est parti il y avait encore de la bouffe dans les deux assiettes. Je trouve ça écoeurant! Jamais il n’aurait osé commandé trois bières d’un coup chez lui, et encore moins deux assiettes en même temps. Mais bien sûr, c’est tout inclus, c’est à volonté, et les Cubains sont des esclaves! ARG! Et je parle même pas de deux bonnes femmes québécoises qui parlaient véritablement aux Cubains comme s’ils étaient des esclaves à leur service… aucune classe, c’est révoltant!
Pour finir sur une note positive : il y avait aussi un « bar » à crème glacée! Chocolat, fraise, orange, noix de coco, tout y était! C’était excellent :)
Je mets au défi un touriste chialeux d’aller au Melia Las Dunas. S’il chiale encore, QU’IL RESTE CHEZ LUI! Il s’en fera, de la bouffe!
vendredi 3 décembre 2010
Quand le fanatisme hystérique nous fait délirer...
Ah là là!
Depuis quelques jours, je me demande si je dois retourner voir Harry Potter au cinéma demain. Je n’en avais pas envie tant que ça, c’est bien le problème. J’ai adoré le film (je continue à dire que c’était le meilleur, le plus beau, le plus extraordinaire, le plus merveilleux et le plus fidèle de tous les films de Harry Potter), mais (peut-être parce que ça fait déjà trois ans que le dernier livre est sorti) je ne ressentais plus le besoin viscéral de retourner le voir : en fait, ce besoin viscéral je l’ai eu en revenant du cinéma, mais il est disparu dans les jours suivants.
Demain serait le moment idéal pour retourner le voir en après-midi étant donné que mon amoureux va regarder le hockey. Mais le besoin viscéral n’étant pas là, j’ai remis en question tous mes sentiments à l’égard de Harry Potter, mon fanatisme chronique, mes besoins primaires, mon attitude par rapport à tout ce que j’aime, ma vie, quoi! Haha! Ça semble tellement ridicule, et pourtant c’est bien vrai. Je suis une fanatique née, et mon absence de besoin viscéral m’inquiétait : aurais-je changé? Suis-je moins fan de Harry Potter que je ne le pensais? Où est passé mon fanatisme hystérique? Qui suis-je? Oui, tant de questions existentielles peuvent naître grâce à Harry Potter!
Et bien voici le résultat de mes réflexions prolongées et remises en question pleines d’inquiétude : si le besoin viscéral n’était pas là, ce n’est définitivement PAS parce que j’aime moins Harry Potter ni parce que j’ai perdu mon fanatisme chronique qui me définit depuis ma naissance (!) Non, il y a plusieurs explications rationnelles : 1- l’excitation est moindre, c’est vrai, parce que le dernier livre est sorti il y a longtemps et on ne peut pas passer sa vie à penser à Harry Potter vingt-quatre heures sur vingt-quatre quand il n’y a plus de nouveau matériel pour rêvasser! Les fanfictions, c’est bien pendant un moment, puis on passe à autre chose! 2- l’idée de le revoir en français n’est pas très réjouissante 3- je veux le voir avec ma mère et non toute seule, mais je ne reverrai pas ma mère avant le temps des fêtes et je ne sais pas si le film sera encore à l’affiche, ce qui me déchire de l’intérieur! 4- j’ai vu le sixième film quatre fois (oui, quatre, je sais, c’est pathétique) au cinéma et quand le DVD est sorti, je n’avais plus aucune excitation. Je le connaissais déjà par cœur! J’aurais envie de garder le plaisir pour la sortie du DVD…
Voilà! Parfois, une remise en question de soi-même a du bon! Je suis toujours une fanatique hystérique, ouf, je suis rassurée! Car que serais-je sans mon côté complètement fou, mongole et capoté dès que je vois un objet ressemblant à quelque chose qu’il y a dans Harry Potter, Buffy, les livres d’Anne Rice, True Blood?! Je préfère ne pas y penser! HAHA!
Trêve de niaiseries. Le fait de me questionner ainsi m’a menée à chercher un vidéo de ma scène préférée de Harry Potter and the Deathly Hallows, la fameuse scène où Harry et Hermione dansent et qui m’a fait tant d’effet. Je l’ai enfin trouvé sur YouTube, mais je ne mettrai pas le lien étant donné que la qualité est très mauvaise (filmé dans le cinéma bien sûr) et qu’il va sûrement disparaître pour cause de viol des droits d’auteur bientôt! Mais bref, j'ai retrouvé la scène, et elle m’a fait le même effet, avec encore plus d’intensité maintenant que je savais à quoi m’attendre. J’avais beaucoup aimé la musique de la scène la première fois, et je l’ai donc cherchée, trouvée (c’est O Children de Nick Cave) et écoutée toute la journée. La chanson est absolument merveilleuse et parfaite pour la scène. J’ai lu quelque part que David Yates a écouté des centaines de chansons avant de choisir celle-là : « I listened to so many pieces of music for that dance, hundreds in fact, because I needed a piece of music that was poignant and tender but oddly uplifting. And I came across Nick's piece and I loved it immediately. It has that capacity to lift you up and break your heart at the same time. »
Il a définitivement fait un choix judicieux, et je comprends parfaitement pourquoi il l’a choisie, encore plus depuis que j’ai lu les paroles. Je n’ai aucune idée du contexte original de la chanson (sur Wikipedia c’est écrit que c’est en lien avec le mythe d’Orphée mais honnêtement, je connais le mythe d’Orphée et je ne vois pas du tout le lien), mais les paroles cadrent PARFAITEMENT avec le contexte de Harry Potter and the Deathly Hallows. On a terriblement l’impression qu’on parle de Mangemorts et que les adultes (Dumbledore?) s’excusent de n’avoir pu rien faire avant et de devoir laisser le plus gros de la tâche aux enfants (Harry, Ron, Hermione). Ah, et puis ça ne sert à rien de faire mon analyste littéraire à cinq cennes, lisez-les donc, ces fameuses paroles.
Pass me that lovely little gun
My dear, my darting one
The cleaners are coming, one by one
You don't even want to let them start
They are knocking now upon your door
They measure the room, they know the score
They're mopping up the butcher's floor
Of your broken little hearts
O children
Forgive us now for what we've done
It started out as a bit of fun
Here, take these before we run away
The keys to the gulag
O children
Lift up your voice, lift up your voice
Children
Rejoice, rejoice
Here comes Frank and poor old Jim
They're gathering round with all my friends
We're older now, the light is dim
And you are only just beginning
O children
We have the answer to all your fears
It's short, it's simple, it's crystal clear
It's round about, it's somewhere here
Lost amongst our winnings
O children
Lift up your voice, lift up your voice
Children
Rejoice, rejoice
The cleaners have done their job on you
They're hip to it, man, they're in the groove
They've hosed you down, you're good as new
They're lining up to inspect you
O children
Poor old Jim's white as a ghost
He's found the answer that was lost
We're all weeping now, weeping because
There ain't nothing we can do to protect you
O children
Lift up your voice, lift up your voice
Children
Rejoice, rejoice
Hey little train! We are all jumping on
The train that goes to the Kingdom
We're happy, Ma, we're having fun
And the train ain't even left the station
Hey, little train! Wait for me!
I once was blind but now I see
Have you left a seat for me?
Is that such a stretch of the imagination?
Hey little train! Wait for me!
I was held in chains but now I'm free
I'm hanging in there, don't you see
In this process of elimination
Hey little train! We are all jumping on
The train that goes to the Kingdom
We're happy, Ma, we're having fun
It's beyond my wildest expectation
Hey little train! We are all jumping on
The train that goes to the Kingdom
We're happy, Ma, we're having fun
And the train ain't even left the station
My dear, my darting one
The cleaners are coming, one by one
You don't even want to let them start
They are knocking now upon your door
They measure the room, they know the score
They're mopping up the butcher's floor
Of your broken little hearts
O children
Forgive us now for what we've done
It started out as a bit of fun
Here, take these before we run away
The keys to the gulag
O children
Lift up your voice, lift up your voice
Children
Rejoice, rejoice
Here comes Frank and poor old Jim
They're gathering round with all my friends
We're older now, the light is dim
And you are only just beginning
O children
We have the answer to all your fears
It's short, it's simple, it's crystal clear
It's round about, it's somewhere here
Lost amongst our winnings
O children
Lift up your voice, lift up your voice
Children
Rejoice, rejoice
The cleaners have done their job on you
They're hip to it, man, they're in the groove
They've hosed you down, you're good as new
They're lining up to inspect you
O children
Poor old Jim's white as a ghost
He's found the answer that was lost
We're all weeping now, weeping because
There ain't nothing we can do to protect you
O children
Lift up your voice, lift up your voice
Children
Rejoice, rejoice
Hey little train! We are all jumping on
The train that goes to the Kingdom
We're happy, Ma, we're having fun
And the train ain't even left the station
Hey, little train! Wait for me!
I once was blind but now I see
Have you left a seat for me?
Is that such a stretch of the imagination?
Hey little train! Wait for me!
I was held in chains but now I'm free
I'm hanging in there, don't you see
In this process of elimination
Hey little train! We are all jumping on
The train that goes to the Kingdom
We're happy, Ma, we're having fun
It's beyond my wildest expectation
Hey little train! We are all jumping on
The train that goes to the Kingdom
We're happy, Ma, we're having fun
And the train ain't even left the station
La chanson et la scène me hantent et m’hypnotisent. Quand j’écoute ou je regarde l’une et l’autre, j’ai plein d’émotions, les yeux plein d’eau, je me sens comme une petite enfant qui dit adieu à quelque chose qu’elle aime, sans raison apparente. Je ne sais pas pourquoi cette scène me procure cet effet (j’ai bien essayé de m’auto-psychanalyser, sans succès), mais pas de doute elle est vraiment réussie. J’ai été rassurée de lire un peu tout à l’heure, en cherchant la fameuse chanson et la fameuse scène, que je n’étais pas la seule.
La réplique de Harry qui dit à Ron qu’Hermione est comme sa sœur a été coupée du film, et j’ai l’impression que cette scène est son remplacement. La scène est tellement belle parce que Harry montre à Hermione à quel point il tient à elle sans lui dire un seul mot, juste en lui prenant les mains et en l’entraînant pour la faire rire un peu, comme s’il lui disait « hey, je sais que ça va mal, je sais que c’est dur, mais je suis là avec toi et c’est ça l’important ». Il ne sait pas danser, il se déhanche n’importe comment et il s’en contrefout : tout ce qu’il veut, c’est lui décrocher un petit sourire et lui montrer qu’elle n’est pas toute seule. Quelle belle preuve d’amitié! Et puis le fait qu’il ne sache pas danser embellit encore la scène en lui donnant un petit côté ridicule et spontané. Pour une fois, l’espace d’une petite minute, malgré tout le noir et le sombre et la guerre et la mort, ils se comportent à nouveau comme des enfants, libres et sereins.
Après avoir passé la journée à revoir la scène et réécouter la chanson à intervalles plus ou moins réguliers entre mes autres activités, j’ai enfin eu la preuve concrète (et non seulement la pensée rationnelle) que je suis encore fanatique hystérique raide dingue à mort de mon Harry Pote Pote préféré! Je ne sais pas encore si je vais le revoir demain (l’envie est revenue, sans le besoin viscéral qui ne veut rien dire), mais je sais qu’il tient une place toute chaude dans mon cœur et que quand je le reverrai, que ce soit demain, à Noël ou quand il sera sorti en DVD, je serai rayonnante de bonheur!
J'écoute O Children de Nick Cave
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