lundi 6 décembre 2010

Qui a dit qu'on mangeait mal à Cuba?

Oui, enfin un deuxième billet sur mon voyage à Cayo Santa Maria!

Alors, qui a dit qu'on mangeait mal à Cuba? Certainement pas moi, ni mon amoureux! D’accord, d’accord. Aucun de nous deux n’a essayé le Mexique ou la République dominicaine, alors c’est impossible pour nous de comparer. D’accord, d’accord, l’hôtel Melia Las Dunas où on est allés en octobre est un 4 étoiles et demie. Mais il reste que nous l’avons payé bien moins cher que la plupart des hôtels au Mexique, que tout (de la plage à la chambre) était satisfaisant et que la bouffe était GÉNIALE! C’est ça, la vérité!

Que ceux qui s’entêtent à dire que la bouffe est dégueulasse à Cuba aillent se rhabiller! C’est vrai que le bœuf ne goûte pas la même chose qu’ici, c’est vrai aussi qu’ils mettent beaucoup d’huile dans leurs plats, c’est tout aussi vrai que certains produits manquent parfois (hello, on est à Cuba!) et c’est vrai qu’on peut avoir des problèmes de digestion si on mange trop, surtout les premiers jours. Mais ce dernier point, c’est vrai dans tous les pays : notre système digestif n’est pas encore habitué, il faut lui laisser le temps. Pour le reste : c’est tellement fâchant d’entendre des touristes se plaindre de la bouffe (particulièrement du bœuf, étant donné que les Cubains n’ont même pas le droit d’en manger) dans un pays qui donne ses meilleurs produits aux touristes! Pfff.

Bon, assez de chialage sur les touristes mal élevés qui devraient rester chez eux. À mon avis, le Melia Las Dunas, c’était le luxe total point de vue tout, bouffe comprise. (C’était aussi le cas de l’hôtel Sirenis la Salina à Varadero que j’ai visité en avril, mais j’y reviendrai sûrement plus tard.)

Pour ceux qui ne seraient pas familiers avec le fonctionnement de la bouffe à Cuba : en gros, tout est inclus. Il y a normalement un (ou plusieurs) buffets ouverts au moment des trois repas et où on peut manger comme on veut, tout ce qu’on veut. Il y a ensuite quelques snacks où on trouve surtout de la restauration rapide, parfois en bord de plage, parfois ailleurs, parfois ouvert seulement le midi, parfois ouvert 24 heures. Ensuite, il y a les restaurants à la carte qu’il faut réserver à notre arrivée. Au Melia, on avait droit à 3 restaurants à la carte par semaine. J’ai envie de vous partager quelques uns de nos meilleurs moments culinaires, à l’amoureux et moi! Prêt? BAVEZ!

Alors pour commencer, le buffet. Très grand, très varié, avec des serveurs extraordinairement gentils et généreux. Des pâtes, du poisson, des viandes, toutes sortes de salades, d’accompagnements, de desserts, bref tout ce que vous voulez!

Voici le genre d’assiette qu’on pouvait avoir au buffet :




Mais le plus beau? LES DESSERTS! Mon dieu, les desserts! À Varadero, ma mère et moi on avait constaté que les desserts étaient souvent fades, pas assez sucrés, bref manquaient de goût. Mais à Cayo Santa Maria? OH MON DIEU, les desserts! Ils étaient sucrés, goûteux, merveilleux, décadents! Le must du must? Les bananes flambées au rhum! Oh, mon dieu, je m’en ennuie tant… Et les petits gâteaux au café! Et il y en avait aussi à l’orange… mon dieu, quel délice!




Ensuite, il y avait le Beer Garden, un petit snack ouvert 24 heures. Leurs burgers étaient excellents :


Les hot dogs aussi, même s’ils n’ont l’air de rien là-dessus :



Et finalement, le must du must, les calmars frits! Malheureusement, on en a mangé qu’une seule fois. Les deux autres fois où on a essayé, il n’y en avait plus. J’ai dû consoler mon chéri qui en cherche partout depuis notre retour!


Dans les restaurants à la carte, on a essayé le restaurant romantique, Isabel & Fernando, qui était définitivement le meilleur! En entrée, une bonne salade de langoustes et crevettes aux fruits exotiques (ananas et fruit rouge dont j’ignore le nom mais qu’on voit partout à Cuba) :



Ensuite, j’ai mangé un tournedos de bœuf avec des légumes et des patates pilées. Wow. Le bœuf était d’une tendreté exceptionnelle, et les patates MON DIEU!


Chéri et moi, on a été INSULTÉS par deux touristes à la table à côté. Ils avaient commandé le bœuf (qui était, je le répète, EXCEPTIONNEL). Eh bien ils ont mangé environ deux bouchées et ils sont partis. Comme ça, sans laisser de pourboire, sans rien dire, sans un au revoir. Partis, byebye! Euh? Non seulement c’était excellent, non seulement c’était du bœuf (je le répète : les Cubains n’ont pas le droit de manger du bœuf, et voilà deux touristes qui abandonnent leur assiette pleine de BŒUF), mais en plus tu parles d’une impolitesse absolue!

Passons, passons. L’amoureux a pris du poulet avec une sauce au vin rouge et au romarin. Il a beaucoup aimé, mais il a regretté un peu de ne pas avoir pris le bœuf quand il a goûté au mien!


Et pour finir en beauté, un gâteau mousse à la vanille et à la fraise. Ai-je besoin de commenter?


On a également essayé le restaurant italien, et moi qui raffole de la bouffe italienne, j’ai été servie! En entrée, un risotto aux fruits de mer :


Puis j’ai beaucoup hésité entre différents éléments du menu pour finalement opter pour un spaghetti carbonara… MON DIEU! Je ne l’ai définitivement PAS regretté. J’adore la sauce carbonara, et elle dépassait de loin mes espérances!


Tit-loup a enfin mangé son bœuf qu’il avait regretté au restaurant romantique. Une belle escalope de bœuf sauce portobello. Miam!


Le dessert, somme toute un peu décevant par sa simplicité (il faut dire que celui du restaurant romantique était dur à battre!) Une « mousseline d’amandes avec coulis de pêche » :


En tout cas, ce fameux restaurant italien était dur à battre pour l’ambiance! Il y avait deux filles qui jouaient de la contrebasse, et c’était merveilleux. Tellement beau, relaxant, romantique!


Notre troisième restaurant à la carte, c’était le restaurant de fruits de mer. En entrée, un bon petit cocktail de crevettes :


Puis, comme plat principal, de la langouste. Malheureusement, Boubou qui attendait ce moment depuis une éternité a été un peu déçu. Surtout par la grosseur de la portion en fait (une demi-langouste seulement), mais aussi par le goût. Le pauvre a en déjà mangé chez des Cubains… alors c’est clair qu’il ne pouvait faire autrement que d’être déçu! Mais bon… personnellement je l’ai trouvé bonne, mais je n’en ai jamais mangé chez les Cubains!


Pour dessert, un brownie avec de la crème glacée :


J’ai fait à peu près le tour… Sinon, j’ai encore deux choses à dire! Premièrement… il y avait de la poutine!!!!! Eh oui, de la poutine à Cuba!!!!! Nous étions renversés, épatés, émerveillés! On l’a vu passer deux ou trois fois, et elle avait l’air bonne. On voulait y goûter, bien sûr, mais on ne l’a pas fait. Je vous explique : le fromage, à Cuba, est plutôt spécial. Ce qui est étrange, c’est que je l’avais adoré chaque fois que j’en ai mangé à Varadero. Cette fois, je l’ai aimé la moitié du temps. J’ai mangé deux fois le même burger au Beer Garden. La première fois, le fromage était divin ; la deuxième, je l’ai détesté. L’amoureux ne trippe pas fromage plus qu’il faut, alors on s’est dit que la poutine, c’était peut-être pas une excellente idée. Bien sûr, étant donné que c’est tout inclus, bien des touristes l’auraient prise de toute façon en se disant « si c’est dégueulasse, on la laisse là, et on s’en va manger ailleurs ». On a pensé le faire, puis on s’est dit qu’on avait plus de classe que ça!

Parlant de « pas de classe »… On a vu un homme au Beer Garden qui a commandé trois bières d’un coup (il était seul avec son enfant) puis deux assiettes de poulet ou de poisson pané d’un coup aussi. Il a enfilé ses trois bières dans le temps de le dire, puis il pigeait à deux mains dans les deux assiettes en même temps… en plus, il faut le dire, quand il est parti il y avait encore de la bouffe dans les deux assiettes. Je trouve ça écoeurant! Jamais il n’aurait osé commandé trois bières d’un coup chez lui, et encore moins deux assiettes en même temps. Mais bien sûr, c’est tout inclus, c’est à volonté, et les Cubains sont des esclaves! ARG! Et je parle même pas de deux bonnes femmes québécoises qui parlaient véritablement aux Cubains comme s’ils étaient des esclaves à leur service… aucune classe, c’est révoltant!

Pour finir sur une note positive : il y avait aussi un « bar » à crème glacée! Chocolat, fraise, orange, noix de coco, tout y était! C’était excellent :)


Je mets au défi un touriste chialeux d’aller au Melia Las Dunas. S’il chiale encore, QU’IL RESTE CHEZ LUI! Il s’en fera, de la bouffe!

vendredi 3 décembre 2010

Quand le fanatisme hystérique nous fait délirer...

Ah là là!

Depuis quelques jours, je me demande si je dois retourner voir Harry Potter au cinéma demain. Je n’en avais pas envie tant que ça, c’est bien le problème. J’ai adoré le film (je continue à dire que c’était le meilleur, le plus beau, le plus extraordinaire, le plus merveilleux et le plus fidèle de tous les films de Harry Potter), mais (peut-être parce que ça fait déjà trois ans que le dernier livre est sorti) je ne ressentais plus le besoin viscéral de retourner le voir : en fait, ce besoin viscéral je l’ai eu en revenant du cinéma, mais il est disparu dans les jours suivants.

Demain serait le moment idéal pour retourner le voir en après-midi étant donné que mon amoureux va regarder le hockey. Mais le besoin viscéral n’étant pas là, j’ai remis en question tous mes sentiments à l’égard de Harry Potter, mon fanatisme chronique, mes besoins primaires, mon attitude par rapport à tout ce que j’aime, ma vie, quoi! Haha! Ça semble tellement ridicule, et pourtant c’est bien vrai. Je suis une fanatique née, et mon absence de besoin viscéral m’inquiétait : aurais-je changé? Suis-je moins fan de Harry Potter que je ne le pensais? Où est passé mon fanatisme hystérique? Qui suis-je? Oui, tant de questions existentielles peuvent naître grâce à Harry Potter!

Et bien voici le résultat de mes réflexions prolongées et remises en question pleines d’inquiétude : si le besoin viscéral n’était pas là, ce n’est définitivement PAS parce que j’aime moins Harry Potter ni parce que j’ai perdu mon fanatisme chronique qui me définit depuis ma naissance (!) Non, il y a plusieurs explications rationnelles : 1- l’excitation est moindre, c’est vrai, parce que le dernier livre est sorti il y a longtemps et on ne peut pas passer sa vie à penser à Harry Potter vingt-quatre heures sur vingt-quatre quand il n’y a plus de nouveau matériel pour rêvasser! Les fanfictions, c’est bien pendant un moment, puis on passe à autre chose! 2- l’idée de le revoir en français n’est pas très réjouissante 3- je veux le voir avec ma mère et non toute seule, mais je ne reverrai pas ma mère avant le temps des fêtes et je ne sais pas si le film sera encore à l’affiche, ce qui me déchire de l’intérieur! 4- j’ai vu le sixième film quatre fois (oui, quatre, je sais, c’est pathétique) au cinéma et quand le DVD est sorti, je n’avais plus aucune excitation. Je le connaissais déjà par cœur! J’aurais envie de garder le plaisir pour la sortie du DVD…

Voilà! Parfois, une remise en question de soi-même a du bon! Je suis toujours une fanatique hystérique, ouf, je suis rassurée! Car que serais-je sans mon côté complètement fou, mongole et capoté dès que je vois un objet ressemblant à quelque chose qu’il y a dans Harry Potter, Buffy, les livres d’Anne Rice, True Blood?! Je préfère ne pas y penser! HAHA!

Trêve de niaiseries. Le fait de me questionner ainsi m’a menée à chercher un vidéo de ma scène préférée de Harry Potter and the Deathly Hallows, la fameuse scène où Harry et Hermione dansent et qui m’a fait tant d’effet. Je l’ai enfin trouvé sur YouTube, mais je ne mettrai pas le lien étant donné que la qualité est très mauvaise (filmé dans le cinéma bien sûr) et qu’il va sûrement disparaître pour cause de viol des droits d’auteur bientôt! Mais bref, j'ai retrouvé la scène, et elle m’a fait le même effet, avec encore plus d’intensité maintenant que je savais à quoi m’attendre. J’avais beaucoup aimé la musique de la scène la première fois, et je l’ai donc cherchée, trouvée (c’est O Children de Nick Cave) et écoutée toute la journée. La chanson est absolument merveilleuse et parfaite pour la scène. J’ai lu quelque part que David Yates a écouté des centaines de chansons avant de choisir celle-là : « I listened to so many pieces of music for that dance, hundreds in fact, because I needed a piece of music that was poignant and tender but oddly uplifting. And I came across Nick's piece and I loved it immediately. It has that capacity to lift you up and break your heart at the same time. » 


Il a définitivement fait un choix judicieux, et je comprends parfaitement pourquoi il l’a choisie, encore plus depuis que j’ai lu les paroles. Je n’ai aucune idée du contexte original de la chanson (sur Wikipedia c’est écrit que c’est en lien avec le mythe d’Orphée mais honnêtement, je connais le mythe d’Orphée et je ne vois pas du tout le lien), mais les paroles cadrent PARFAITEMENT avec le contexte de Harry Potter and the Deathly Hallows. On a terriblement l’impression qu’on parle de Mangemorts et que les adultes (Dumbledore?) s’excusent de n’avoir pu rien faire avant et de devoir laisser le plus gros de la tâche aux enfants (Harry, Ron, Hermione). Ah, et puis ça ne sert à rien de faire mon analyste littéraire à cinq cennes, lisez-les donc, ces fameuses paroles.

Pass me that lovely little gun
My dear, my darting one
The cleaners are coming, one by one
You don't even want to let them start

They are knocking now upon your door
They measure the room, they know the score
They're mopping up the butcher's floor
Of your broken little hearts

O children

Forgive us now for what we've done
It started out as a bit of fun
Here, take these before we run away
The keys to the gulag

O children
Lift up your voice, lift up your voice
Children
Rejoice, rejoice

Here comes Frank and poor old Jim
They're gathering round with all my friends
We're older now, the light is dim
And you are only just beginning

O children

We have the answer to all your fears
It's short, it's simple, it's crystal clear
It's round about, it's somewhere here
Lost amongst our winnings

O children
Lift up your voice, lift up your voice
Children
Rejoice, rejoice

The cleaners have done their job on you
They're hip to it, man, they're in the groove
They've hosed you down, you're good as new
They're lining up to inspect you

O children

Poor old Jim's white as a ghost
He's found the answer that was lost
We're all weeping now, weeping because
There ain't nothing we can do to protect you

O children
Lift up your voice, lift up your voice
Children
Rejoice, rejoice

Hey little train! We are all jumping on
The train that goes to the Kingdom
We're happy, Ma, we're having fun
And the train ain't even left the station

Hey, little train! Wait for me!
I once was blind but now I see 

Have you left a seat for me?
Is that such a stretch of the imagination?

Hey little train! Wait for me!
I was held in chains but now I'm free
I'm hanging in there, don't you see
In this process of elimination

Hey little train! We are all jumping on
The train that goes to the Kingdom
We're happy, Ma, we're having fun
It's beyond my wildest expectation

Hey little train! We are all jumping on
The train that goes to the Kingdom
We're happy, Ma, we're having fun
And the train ain't even left the station

La chanson et la scène me hantent et m’hypnotisent. Quand j’écoute ou je regarde l’une et l’autre, j’ai plein d’émotions, les yeux plein d’eau, je me sens comme une petite enfant qui dit adieu à quelque chose qu’elle aime, sans raison apparente. Je ne sais pas pourquoi cette scène me procure cet effet (j’ai bien essayé de m’auto-psychanalyser, sans succès), mais pas de doute elle est vraiment réussie. J’ai été rassurée de lire un peu tout à l’heure, en cherchant la fameuse chanson et la fameuse scène, que je n’étais pas la seule.

La réplique de Harry qui dit à Ron qu’Hermione est comme sa sœur a été coupée du film, et j’ai l’impression que cette scène est son remplacement. La scène est tellement belle parce que Harry montre à Hermione à quel point il tient à elle sans lui dire un seul mot, juste en lui prenant les mains et en l’entraînant pour la faire rire un peu, comme s’il lui disait « hey, je sais que ça va mal, je sais que c’est dur, mais je suis là avec toi et c’est ça l’important ». Il ne sait pas danser, il se déhanche n’importe comment et il s’en contrefout : tout ce qu’il veut, c’est lui décrocher un petit sourire et lui montrer qu’elle n’est pas toute seule. Quelle belle preuve d’amitié! Et puis le fait qu’il ne sache pas danser embellit encore la scène en lui donnant un petit côté ridicule et spontané. Pour une fois, l’espace d’une petite minute, malgré tout le noir et le sombre et la guerre et la mort, ils se comportent à nouveau comme des enfants, libres et sereins.

Après avoir passé la journée à revoir la scène et réécouter la chanson à intervalles plus ou moins réguliers entre mes autres activités, j’ai enfin eu la preuve concrète (et non seulement la pensée rationnelle) que je suis encore fanatique hystérique raide dingue à mort de mon Harry Pote Pote préféré! Je ne sais pas encore si je vais le revoir demain (l’envie est revenue, sans le besoin viscéral qui ne veut rien dire), mais je sais qu’il tient une place toute chaude dans mon cœur et que quand je le reverrai, que ce soit demain, à Noël ou quand il sera sorti en DVD, je serai rayonnante de bonheur! 


 J'écoute O Children de Nick Cave

mercredi 1 décembre 2010

Roswell ou l'absence totale de logique

Quand je m’entraîne dans mon salon, il me faut regarder une série pour passer le temps. Je préfère regarder des séries que je connais déjà parce que je suis moins attentive pendant que je saute partout… J’ai commencé par choisir Dawsons’s Creek (un classique qui a ses défauts mais surtout beaucoup de qualités!), et après avoir revu tous les épisodes des six saisons, il me fallait une nouvelle ancienne série à regarder… J’ai choisi Roswell, que je n’avais encore jamais terminée. La première fois que je l’ai vue, c’était à la télévision (en français!). J’avais arrêté de la regarder vers le milieu de la saison 2, un peu ennuyée par l’intrigue qui ne menait nulle part. Quand les DVDs sont sortis et que je les ai vus pas cher, je me suis dis qu’il fallait que je donne une deuxième chance à Roswell. Cette seconde chance n’est pas allée très loin. Je ne me suis même pas rendue à la moitié de la saison 1 cette fois! En bon québécois, je trouvais que c’était PLATE À MORT. J’ai donc arrêté, encore. C’est ce qui nous mène à ma troisième tentative de regarder la série au complet… Tâche plus difficile qu’il n’y paraît à première vue!


Avec ce nouveau marathon, j’ai regardé tant bien que mal toute la saison 1 en pensant de temps à autre « non mais, c’est vraiment cliché kitsch romantico-cucu twilighteux PLATE À MORT, cette série! » Mais j’ai continué en me disant que cette fois, je devais la finir parce que sinon, dans quelques années, je le sais, je redonnerai une quatrième chance à Roswell et je devrai ENCORE reprendre du début! J’ai donc enchaîné avec la (pénible) saison 2, me répétant toujours la même chose dans les moments les plus difficiles (les épisodes 6-7-8 avec les Skins et les clones de Max, Isabel, Michael et Tess étaient particulièrement horrifiants de platitude absolue). Quand je suis arrivée aux épisodes de la saison 2 que je n’avais pas encore vus (peu après la mort d’Alex), mon intérêt (très modéré) est revenu un tout petit peu (c’était surtout de la curiosité). J’ai fini par finir la saison 2 en me disant que le retournement de situation avec Tess et Alex était définitivement ridicule, mais j’ai continué quand même la saison 3 que je n’avais pas vue du tout. Ha, ha! 

Au moment où j’écris, je viens tout juste de terminer l’épisode 12 de la saison 3, Ch-ch-changes. Je suis abasourdie par le manque totale de logique et d’intelligence des scénaristes! J’en suis abasourdie depuis un long moment, en fait, mais cet épisode, c’était le top du top, la crème de la crème, le paroxysme, le nec plus ultra de l’illogisme chronique.

Donc. Résumons le bel épisode numéro 12 intitulé Ch-ch-changes (je tiens à dire comme ça que l’épisode de Dawson’s Creek qui porte le même nom est tellement excellent que c’est une honte – un scandale! – que ces deux épisodes portent le même titre). Alors. Au début de l’épisode, c’est un jour typique à Roswell, Maria chante, Liz et Max dansent, Michael a une bonne excuse pour manquer la fête, blabla. Tout à coup, Liz se sent mal. Quand on dit mal, c’est vraiment mal! Mal de tête, étourdissements, elle voit des choses bizarres, a des problèmes d’audition… et puis, ah là là, elle touche une assiette et l’assiette devient brûlante, elle fait exploser une pièce d’auto, elle met le feu à un livre, elle devient toute verte de petits courants électriques, mais que se passe-t-il!? Il se passe qu’elle est en train de développer des pouvoirs aliens qui vont peut-être la tuer! Oui, la TUER, mesdames et messieurs! Deux ans après avoir été miraculeusement guérie par Max, voilà-tu pas qu’elle a des problèmes! Deux ans plus tard, oui, mieux vaut tard que jamais. Et sa maladie n’arrive pas graduellement, oh neunon, tout d’un coup, BANG, elle va MOURIR!


Euh?

Quelle explication donner à ce revirement étrange de situation? La réponse : un manque flagrant d’inspiration de la part des scénaristes! Mais comment briser le couple Liz/Max pour une millième fois (surtout que Tess n’est plus dans le décor, mon dieu mais comment faire?) Inventons une intrigue qui n’a aucun sens, bien sûr, de toute façon les téléspectateurs sont habitués! Donc Liz est malade, sur le point de rendre l’âme, à cause de Max qui l’a guérie IL Y A DEUX ANS. Jusqu’à maintenant, elle n’avait RIEN, pas le MOINDRE SYMPTÔME, mais là ça y est c’est la fin du monde. Oh, mais ce n’est pas tout, le meilleur est à venir : quand Max essaie de la re-sauver, de la re-guérir avec sa fameuse pierre de guérison et ses superpouvoirs, quelle est la première réaction de Liz? Elle lui crie : pourquoi tu as couché avec elle? Pourquoi!?!?

Euh?

Hello?

Scusez, est-ce que c’est juste moi ou ça fait un an que Max et Tess ont couché ensemble? Scusez, est-ce que c’est juste moi ou le couple Liz/Max allait SUPER BIEN depuis le début de la saison 3? Scusez, est-ce que c’est juste moi ou Liz et Max n’étaient PLUS un couple parce que LIZ A FAIT SEMBLANT DE COUCHER AVEC KYLE? Et, surtout : LIZ N’A JAMAIS DIT À MAX QU’ELLE N’AVAIT PAS VRAIMENT COUCHÉ AVEC KYLE?! Le plus beau, le plus extraordinaire, le plus logique (!), c’est que Liz ajoute (je cite de mémoire en traduisant) : « tu penses que je ne pense pas à ce que tu m’as fait chaque fois que tu parles de ton fils? Tu crois que j’ai oublié que t’as été infidèle? » Et elle utilise vraiment le mot « unfaithful ». Pourtant : 1- Max n’a pas été infidèle parce qu’ils n’étaient plus un couple et 2- selon ce que Max savait au moment où il a couché avec Tess, c’était Liz qui avait été infidèle. Hello, logique?

Et oui bien sûr, Liz souffre chaque fois que Max parle de son fils… Et pourtant, tout ce que nous avons vu depuis le début de la saison, c’est Liz en train d’aider Max de bon cœur à retrouver son fils, risquer sa vie pour lui, le supporter, l’épauler, l’encourager… sans jamais montrer un seul signe de douleur, ni à lui, ni à Maria, ni aux téléspectateurs. LOGIQUE?

Bon, revenons-en à l’étrange maladie de Liz. Alors qu’elle n’a jamais eu de symptôme en deux ans, soudainement elle ne peut plus toucher Max parce que ça lui donne des petits courants électriques partout sur le corps… Comme si ce n’était pas assez, Liz décide que c’est la faute de Max tout ce qui lui arrive (même si, rappelons-le, sans lui elle serait morte) et elle décide de lui en vouloir (de lui avoir SAUVER LA VIE, donc, insistons, et aussi de l’avoir « trompée » (!) IL Y A UN AN) et qu’elle doit s’éloigner de lui. En résumé, même si tout allait bien depuis le début de la saison et de l’épisode, à la fin de ce fameux épisode 12, tout est fini.

Regardez pourtant comment tout allait bien entre eux, à peine 2 épisodes avant le fatidique Ch-ch-changes :


COMME SI CE N’ÉTAIT PAS ASSEZ de se séparer de Max, Liz décide de PARTIR AU VERMONT! Oui, au VERMONT! Il lui reste une demi-année à faire dans sa dernière année de high school (on est en janvier ou février au moment de l’épisode, deux épisodes avant c’était le nouvel an) et elle décide de tout abandonner, de changer d’école en plein milieu de sa DERNIÈRE année, de changer d’État, bref de déménager à l’autre bout du pays pour fuir Max. HELLO, LOGIQUE?

Vraiment, je crois que c’était le pire épisode de toute la série, du point de vue de la logique. Mais il faut quand même dire que l’ensemble de la série, de manière générale, est assez illogique. En fait, je me suis rendu compte que le gros problème de cette série (en plus du romantico-cucu quétaine à souhait), c’est qu’il n’y a pas de ligne directrice ou d’intrigue principale. L’intrigue part dans toutes les directions, on reste 2 ou 3 épisodes sur une idée, puis on repart ailleurs… à l’exception de la saison 1. La première saison est la meilleure, et c’est aussi la seule qui a une intrigue principale et passablement logique. Dans le premier épisode, l’élément déclencheur : Max sauve la vie de Liz, il doit dévoiler son secret. Les identités de Max, Michael et Isabel sont révélées, Liz et Maria mises au courant. Le shérif trouve l’histoire louche et veut découvrir le secret. Voilà, on a l’intrigue de la saison 1 : il faut cacher l’identité secrète et les aliens, eux, veulent en savoir plus sur leur planète et leur histoire. C’est logique, ça se tient, et ça se termine bien, aussi, de façon logique : le shérif est mis au courant et se range de leur côté, eux apprennent leur destin avec l’arrivée de Tess. Voilà, ça aurait pu finir là, parce qu’à partir de la saison 2, tout ne va plus.

En effet, à partir de là, tout part dans tous les sens. Il n’y a plus vraiment d’intrigue principale, mais plutôt des petits morceaux d’intrigue ici et là : les Skins, les doubles des Royal Four, le meurtre d’Alex, Tess et son bébé et sa trahison, le fils de Max en danger, Max enquête sur un meurtre, le mariage d’Isabel, etc., etc., etc. Rien ne se tient vraiment, rien n’a vraiment de liens, il y a un peu de tout et un peu de rien (surtout du rien). Un exemple flagrant d’une intrigue qui ne mène nulle part : le Max du futur. Dans la saison 2, un Max du futur arrive et dit à Liz qu’elle doit impérativement interrompre sa relation avec Max parce que si Max ne finit pas avec Tess, ce sera la fin du monde. Bon, d’accord. Ça sonne encore « il faut trouver un moyen de briser le couple de Max et de Liz », mais ça va. Donc ils se séparent grâce au manège de Liz… et puis, après, tout ça est oublié, ils sortent de nouveau ensemble et OÙ EST LA FIN DU MONDE?!

Et ça c’est sans parler de Maria et Michael. Tout le long de la série, Maria casse les oreilles de Michael. « Tu n’es pas assez comme ça, tu devrais faire ça, un couple ça se comporte comme ça, il faut ça, tu dois faire ça, tu ne dois pas faire ça. » Première question : qu’est-ce qu’elle lui trouve à Michael et pourquoi ne se trouve-t-elle pas quelqu’un d’autre, quelqu’un qui serait justement comme elle le veut? Deuxième question : pourquoi Michael ne la laisse pas?! Non, c’est elle qui le laisse dans la saison 3, lui disant qu’elle l’aime mais qu’elle a besoin de vivre sa vie sans lui (!), lui disant qu’elle a besoin de temps (et lui laissant croire qu’elle va vouloir de lui à nouveau bientôt), et quelques épisodes plus tard : « nos vies ne sont plus liées », comme si la rupture était définitive. LOGIQUE!?


Le but de la série, finalement, c’est de trouver des raisons de briser des couples, puis de les remettre ensemble, et de les re-briser pour pouvoir mieux les re-remettre ensemble.

Ouf, il me reste encore 6 épisodes à regarder, je suis bien curieuse de voir ce qui va suivre. Je sais déjà que Max et Liz se marient à la fin, ce qui veut dire qu’en 6 épisodes Liz passera de « je dois te fuir à l’autre bout du pays » à « je veux passer ma vie avec toi ». Je me demande surtout comment ils vont expliquer le fait qu’elle n’a plus de symptômes aliens… En fait, considérant l’intelligence de Roswell, ça ne m’étonnerait pas du tout qu’on ne donne absolument aucune explication.

En conclusion? Roswell, c'est comme une mauvaise fanfiction, et on se demande pourquoi ça n’a pas été annulé AVANT!

lundi 29 novembre 2010

Du sang sur la neige

Dernièrement, j’ai regardé le film suédois Låt den rätte komma in (Let the Right One In en anglais ou Morse (!) en français). Ça faisait un moment que je voulais le voir. Tout d’abord, parce que c’est suédois (la Scandinavie et moi, on a une longue histoire d’amour qui dure depuis des années, même si je n’y suis encore jamais allée). Ensuite, parce que ça parle de vampires, que c’est reconnu par la critique et que le résumé m’attirait beaucoup.

C’est l’histoire d’un garçon de 12 ans, Oskar, qui est le souffre-douleur de ses camarades de classe. Il n’a aucun ami jusqu’à ce qu’il rencontre Eli, une étrange fillette qui vient d’emménager dans l’appartement à côté du sien et qui, en fait, est un vampire. Tous les deux se lient d’une très profonde amitié tandis qu’Oskar essaie de se montrer de plus en plus courageux à l’école. 


Film d’horreur, histoire d’amour, drame social… On ne sait plus trop dans quelle catégorie le mettre, mais on ne peut faire autrement que de tomber amoureux des personnages et d’être touché, secoué, ému par leur parcours. Je me suis particulièrement attaché à Oskar, qui semble si petit et vulnérable quand les autres s’en prennent à lui – surtout dans la fameuse scène de la piscine à la fin du film. La petite Eli ne m’a pas non plus laissée indifférente avec son air mystérieux et son regard coupable.

Les personnages, donc, sont la première raison pour laquelle le film est si bon. La deuxième, c’est définitivement la photographie. Les décors extérieurs sont particulièrement superbes avec la neige, la belle lumière hivernale et les prises de vue stables qui donnent une impression d’immobilité absolue. Tout semble si froid, si immobile, presque gelé. Le rythme du récit concorde d’ailleurs tout à fait avec ces images : lent, tranquille, sans bousculade dans l’intrigue ni revirement tiré par les cheveux. J’aime bien ce genre de film où il ne se passe pas un million d’action à la minute, où on prend le temps de nous montrer de belles images immobiles, où les personnages ne sont pas des pions mais plutôt des êtres à part entière. À la fin, bien après le générique, on se sent encore ému, presque hypnotisé. 

Et puis, à travers toute cette belle histoire d’amitié/amour grandissante, il y a bien deux ou trois scènes qui m’ont arraché quelques frissons. C’est pratiquement un exploit, parce qu’il est bien, bien rare qu’un récit de vampires me cause le moindre soupçon de peur (mis à part quelques sursauts vite oubliés dans certaines scènes de True Blood). L’image du visage d’Eli et surtout les bruits qui l’accompagnent quand elle a faim ou quand elle se nourrit ont suffi à me causer un petit retournement d’estomac et un bon redressement de poils de jambe!

Je me suis rendu compte après avoir vu le film qu’il s’agissait d’un roman de l’auteur suédois John Ajvide Lindqvist qui a été traduit en français sous le titre Laisse-moi entrer (2004), et laissez-moi vous dire que j’essaierai par tous les moyens de mettre la main dessus! Il y a également un remake du film suédois qui a été fait… par les Américains, bien sûr! dit-elle d’un ton plein d’amertume et de frustration. La version américaine (qui s'appelle Let Me In) est sortie cette année. Un jour, je le verrai, même si c’est avec un peu de réticence. J’ai lu les critiques, et bien sûr tout semble plus simple, plus expliqué, moins poétique… question que l’Américain moyen comprenne bien de quoi ça parle! Passons, passons. 

Ah, si vous voulez voir le film (l’original), il faut ABSOLUMENT le regarder en suédois! C’est une langue tellement belle, vous le ne regretterez pas. Rien de mieux pour vous donner envie que de jeter un oeil et une oreille à la magnifique bande-annonce, dans laquelle on entend tout de même très peu (malheureusement) de suédois :



Bon, et pour finir en beauté, je vous laisse sur cette citation pêchée dans une critique du film qui résume très bien la situation : « It's everything Twilight wanted to be but wasn't : beautiful to gaze at, achingly romantic, emotionally involving, unexpectedly terrifying. » Vlan dans les dents, Twilight!

lundi 22 novembre 2010

Les apparences sont trompeuses

Il faut absolument que je vous parle de deux films que j'ai vus en fin de semaine et qui m'ont hantée toute la nuit, en plus de me faire pleurer toutes les larmes de mon corps.

L'amoureux et moi, on a décidé d'aller en Autriche et en Bavière au mois de mai, et on s'est dit que ce serait bien de regarder un film qui se passerait dans l'un de ces endroits. Alors on a cherché, et on a trouvé un film qui s'appelle Before Sunrise (1995) et qui se passe entièrement à Vienne. D'après le résumé, on pensait que ce serait un film très kitsch, romantico-cucu, cliché, etc., etc., mais bon comme ça se passait à Vienne, on a décidé de le regarder quand même.

Ce n'était PAS kitsch, romantico-cucu, cliché, etc., etc. Et pourtant quand je regarde la bande-annonce et quand je lis le résumé, je continue de trouver que ça semble kitsch, romantico-cucu, cliché, etc., etc., preuve que rien de tout ça ne rend justice au film. Bon, alors voilà le résumé : un Américain (Jesse) et une Française (Céline) se rencontrent dans un train entre Budapest et Vienne. Lui retourne aux États-Unis en prenant un avion de Vienne, elle retourne directement à Paris en train. Quand ils arrivent à Vienne, pourtant, Jesse demande à Céline, même si c'est un peu fou, de descendre avec lui. Il doit prendre l'avion seulement le lendemain et il n'a pas d'argent pour un hôtel, alors il passera la nuit à se promener dans la ville : il pense que ce serait beaucoup plus intéressant avec elle! Elle décide de le suivre, et ils passent la soirée/nuit à parcourir Vienne en sachant très bien que c'est sans doute la seule fois qu'ils se voient.




Même quand j'en fais moi-même le résumé, je trouve que ça semble kitsch, romantico-cucu, cliché, etc., etc. Mais quand je repense au film, j'en ai encore les larmes aux yeux. Les personnages (joués par Ethan Hawke et Julie Delpy) développent une complicité incroyable en cette seule nuit, partageant beaucoup plus qu'ils ne le feraient en temps normal parce qu'ils sont en voyage, loin de toutes leurs habitudes et leur entourage, et qu'ils n'ont qu'une nuit ensemble. Les dialogues sont absolument sublimes : ils parlent de tout et de rien, lançant des pensées un peu folles, des théories pseudo-philosophiques à propos de tous les sujets (la réincarnation, le féminisme, la vie en général), laissant aller leur conversation là où les idées pêle-mêle les mènent. Tout ce qu'ils font, tout le long du film, c'est se promener et parler, c'est comme une belle tranche de vie entre deux étrangers, un long dialogue entre un homme et une femme qui apprennent doucement à se connaître, une longue conversation-marathon pleine de réflexions et de surprises. La connexion entre les deux personnages est telle et leur interaction tellement simple et naturelle que j'étais pratiquement certaine que les acteurs avaient écrit une partie des dialogues. Et tout le long du film, la limite de temps flotte sur leurs têtes, et en tant que spectateur on se demande comment ça va finir, qu'est-ce qui va se passer, vont-ils se revoir, la fin sera-t-elle kitsch, romantico-cucu, cliché comme le résumé laissait présager le film qui ne l'était finalement pas du tout? Eh bien la fin (que je ne dévoilerai pas, bien sûr) n'est pas décevante du tout et nous laisse avec des espoirs et de belles pensées plein la tête.




Le film m'a profondément touchée et marquée, alors hier quand j'ai en lu un peu plus à propos de lui, je me suis rendu compte avec de la surprise et plein de sentiments mélangés qu'il y avait une suite, Before Sunset (2004). Intriguée, énervée, hystérique, je suis allée lire sur ce deuxième film, avec un peu de méfiance quand même puisque les suites, parfois... Et là je me suis rendu compte que c'était avec les mêmes acteurs, avec le même réalisateur, et que le film avait reçu autant de bonnes et belles critiques que le premier. Pas question d'attendre une journée de plus! On a donc regardé le film hier soir, et j'ai eu les larmes aux yeux et le noeud dans la gorge après cinq minutes et jusqu'à la fin, où j'y tenais plus et j'ai sangloté à souhait. Je n'ai pas tant pleuré parce que c'était triste (oui, c'était touchant, c'était triste, c'était déchirant) mais plutôt parce que c'était beau, c'était juste tellement beau!




Le résumé de ce deuxième film, donc... Je ne peux pas trop en dévoiler, sinon ce serait dire la fin du premier, alors je me contenterai de cela : neuf ans plus tard, Jesse et Céline sont de nouveau réunis à Paris et cette fois, ils ont un après-midi ensemble avant que Jesse ne reparte à New York. Ce court résumé semble toujours aussi kitsch, romantico-cucu, cliché, etc., etc. : oui, bon, on recommence le même film dans une ville différente, les suites c'est toujours moins bon, bla bla. NON! Ce deuxième film n'est pas du tout une pâle copie du premier, c'est un excellent film, aussi bon que le premier, voire meilleur encore! Les personnages sont plus vieux, ils sont plus matures aussi, ils ont compris des choses en neuf ans et ils sont tellement heureux de se retrouver. Leurs discussions sont toujours aussi vivantes, pleines d'idées et de pensées intéressantes, et ils se questionnent encore sur la vie, sur leurs choix surtout, et on sent tellement de complicité entre eux, tellement d'émotions aussi. Le contexte a changé en neuf ans, il y a de nouveaux enjeux (la question de l'environnement, entre autres), et Jesse et Céline ont toujours quelque chose à dire, une opinion à lancer, quelque chose à contredire. Cette fois, Ethan Hawke et Julie Delpy ont véritablement co-écrit les dialogues, et ça se sent. C'est encore une belle tranche de vie, un long dialogue entre un homme et une femme, mais cette fois on sent encore plus le poids du temps, celui qui a passé en neuf ans et celui qui est en train de se passer, dans ce bel après-midi à Paris. Et puis encore une fois, on se pose la question : ok, mais comment ça peut finir, cette fois!? Et, encore une fois, la fin ne déçoit pas.




En bref? Il ne faut pas se fier aux résumés ni aux apparences, car ce sont deux films absolument merveilleux, deux des plus beaux (sinon les deux plus beaux) films romantiques que j'ai vus dans ma vie. On fait difficilement moins kitsch, romantico-cucu, cliché, etc., etc.

j'écoute Edge of the Ocean de Ivy

samedi 20 novembre 2010

C'était...

Ce n'est définitivement PAS le moment d'écrire ce billet, mais je l'écris tout de même. Je reviens tout juste du cinéma et je viens de voir (ENFIN) Harry Potter and the Deathly Hallows, partie 1. J'y suis allée avec mon amoureux à qui je viens de péter une crise d'hystérie totale en courant, hurlant, gigotant, gesticulant... heureusement qu'il me trouve cute dans des moments comme ça!

Que dire, que dire? C'était... magique. C'était... c'était... c'était... c'était... (oui, je l'ai dit, ce n'est pas du tout le moment d'écrire ce billet, car je me sens hystérique, folle, bouche bée, fanatique et incohérente... oh mais attendez... les confessions d'une fangirl hystérique? peut-être que c'est en plein le moment d'écrire ce billet, finalement!) OUI! Allons-y pour tous les qualificatifs qui me tombent sur les doigts, vu que je dois laisser la place à mon fanatisme hystérique : c'était bon, beau, extraordinaire, excellent, magique, merveilleux, génial, magnifique, écoeurant, épatant, capotant, fabuleux, AJOUTER ICI EN LETTRES MAJUSCULES LE MEILLEUR QUALIFICATIF  DU MONDE.


Ouf. Oui, rien de nouveau, c'est toujours comme ça quand je sors d'un film de Harry Potter... mais celui-là, il était... particulier. J'avais lu les critiques cet après-midi qui disaient que le film était le meilleur de la saga jusqu'à maintenant (mieux que POA, même) et mes attentes étaient hautes, très hautes, immensément hautes. EH BIEN! Le film ne m'a pas déçue, pas du tout, au contraire! Il m'a surprise, il m'a fait rire, il m'a donné les larmes aux yeux (à ma grande surprise, je n'ai pas pleuré, quoique la mort de Dobby m'a gravement secouée!), il m'a donné des frissons, il m'a inspirée! Bref, c'était un merveilleux moment, et ce malgré les mangeux de pop corn, les chuchoteux chroniques et le gars à côté de moi qui prenait trop de place, parlait trop fort, riait à des moments inopportuns et pitonait sur son cellulaire tout le long de la séance! C'était... wow.

Bon, entrons dans les commentaires plus cohérents, maintenant que l'hystérie du début est (presque) passée. Le film était superbe parce qu'il suivait de très, très près l'intrigue du roman. Je pense que c'est le film le plus fidèle de toute la saga, ou alors c'est moi qui ai oublié la moitié du livre. Le rythme était très bon, l'action fusait de toute part, c'était... oui, j'ai le mot, c'était ÉPIQUE! L'action, les effets spéciaux, les émotions, tout y était! Oh, et les acteurs? Ils ont tellement évolué depuis le premier film! Je les ai trouvés absolument merveilleux, et je parle surtout des trois principaux. Daniel Radcliffe ne m'avait jamais impressionnée tant que ça, mais j'ai trouvé pour ce film qu'il n'aurait pas pu faire mieux. Emma Watson était ravissante et absolument touchante. J'avais peur qu'elle en mette trop (dans le roman, j'avais eu l'impression qu'Hermione pleurait tout le temps, c'était lourd), mais pas du tout. Elle était parfaite! Et que dire de Rupert Grint? Wow. Jusqu'à maintenant, il avait été bon pour faire ses expressions faciales hilarantes, ses répliques un peu stupides, mais cette fois! Il m'a vraiment épatée quand il était fâché, quand il engueulait Harry. Franchement, je l'avoue, je ne m'y attendais pas. Je l'avais sous-estimé, et beaucoup!


Je pense aussi que c'est le film de HP avec le plus de bonnes répliques. Pas qu'il n'y en avait pas dans les autres, mais franchement ici ça fusait! Le scénariste s'est donné à fond pour les dialogues, parce que j'ai ri à plusieurs reprises tout au long du film. La scène où on raconte le conte des trois frères était absolument magnifique, j'ai adoré le jeu des ombres. C'était très bien fait, et fascinant à regarder. Mais franchement, ma scène préférée, et de loin, celle qui m'a fait le plus chaud au coeur : Harry qui danse avec Hermione. Wow... elle n'était pas dans le livre, et c'était un ajout très bien pensé, en fait je ne trouve pas les mots pour la décrire tellement elle m'a touchée. La pauvre Hermione qui déprime dans son coin, puis Harry qui lui prend les mains et se met à se déhancher pour lui redonner la sourire... c'était tellement beau, une magnifique preuve d'amitié, je ne sais pas quoi dire d'autre! Je n'ai jamais autant aimé Harry que dans cette scène, et Hermione était une fois de plus magnifique. En plus, la musique était parfaite. Quelle belle scène! Un bijou de scène!

Sinon, le film était très sombre, mais ce n'est pas du tout un défaut. J'ai beaucoup apprécié le fait que c'était aussi sombre que dans le livre. Les cadavres s'accumulent, le fascisme est à son paroxysme, l'atmosphère est au doute, à la fuite, à la trahison. Et que dire d'Hermione qui se fait torturer! Oh, mon dieu! C'était horrible (dans le bon sens du terme), ça donnait des frissons, mon dieu! Et pourtant, comme je l'ai dit, ça n'a pas empêché le scénariste de concocter de superbes répliques et de beaux moments très drôles (comme la scène du cambriolage... à la fois terrifiante (à cause des Mangemorts qui rappellent les nazis) et hilarante!)


Et puis bien sûr, je ne peux pas vous laisser sans dire un mot sur Draco! J'ai été sous le choc de voir la scène du manoir à la fin, j'étais certaine que le film se terminait quand le trio était capturé... Je n'ai pas été déçue de Draco ni de Tom Felton (il m'avait déjà conquise dans HBP). J'ai particulièrement apprécié le fait que ce soit exactement comme dans le livre : Draco hésite, il est un peu torturé, il ne veut pas trahir Harry et en même temps s'il le fait, tout sera pardonné... (il faut dire que j'ai aussi apprécié le fait que leurs visages se touchent pratiquement quand Draco observe Harry...)

En résumé? WOW. Je ne sais pas si j'ai finalement réussi à être à peu près cohérente, mais j'avais besoin d'écrire et de partager toutes mes émotions dès maintenant, sur le coup! Je sais déjà que je vais retourner le voir, non seulement parce que je l'ai adoré, mais surtout parce que je vais l'apprécier encore plus après l'avoir assimilé une première fois. Je n'ai aucun commentaire négatif à faire, parce que tout ce que je pourrais dire de négatif, je peux également le reprocher au livre (on ne voit pas assez les autres personnages, on ne voit pas du tout Poudlard, c'est un peu long quand ils se demandent quoi faire dans la forêt sans indices, etc.) Et si on peut le reprocher au livre, on ne peut pas le reprocher au film : le film était fidèle au livre, et c'est le but!

Sur ce, je peux seulement ajouter : j'aime, j'adore, je vénère Harry Pote Pote et J. K. Rowling!

mercredi 17 novembre 2010

Quand l'attente est insoutenable...

Ah là là! Plus que deux dodos avant Harry Potter and the Deathly Hallows, partie 1! On dirait que ça fait des siècles que j'attends! Hier j'ai regardé HBP pour la millième fois pour me faire patienter, mais ça m'a simplement donné plus envie de voir DH, et vite!

En fait, mon sentiment en ce moment est très bizarre. D'un côté, j'ai l'impression d'avoir attendu le film depuis des siècles et MON DIEU qu'il est GRAND TEMPS qu'il sorte! Et d'un autre, il me semble qu'il n'y a pas si longtemps il me restait encore 180 dodos à passer, et je n'arrive pas à croire que dans deux jours, ENFIN, ce sera vrai!

Bon, allez, faisons-nous plaisir :



Si je survis, je vous reviens avec mes commentaires après vendredi (ou plutôt mes OH MY GOD et OH MON DIEU et J'EN REVIENS PAS à n'en plus finir... je me connais, quand il est question de Harry Pote Pote!) (Il est d'ailleurs possible d'évaluer mon niveau d'hystérie en comptant le nombre hallucinant de points d'exclamations dans ce billet.)

Tous en choeur : VIVE HARRY!!!

J'écoute Forever Young d'Alphaville

lundi 8 novembre 2010

Un petit paradis

Je vous avais promis 3 billets sur mon voyage à Cuba : voici le premier!

Comme je l’ai dit avant mon départ, l’amoureux et moi avons passé une semaine, forfait tout inclus, à l’hôtel Melia Las Dunas à Cayo Santa Maria du 23 au 30 octobre. C’est un hôtel classé 4 étoiles et demie, qui normalement est assez cher. Étant donné que nous voyagions en basse saison (fin de la saison des ouragans!), le prix était très abordable, et on a donc eu les moyens de se payer un peu de luxe! Selon l’expérience et les connaissances de mon chéri, qui est déjà allé au Melia Cayo Guillermo (à Cayo Guillermo, ô surprise) et a fait beaucoup de recherches sur Cuba, les Melia sont de très bons hôtels, et pour le Las Dunas c’était particulièrement vrai!

Donc, en gros, pour ceux qui ne seraient pas familiers avec la formule tout inclus, et bien le nom le dit : tout est inclus. Le vol, l’hôtel, la nourriture à volonté, l’alcool à volonté, les spectacles le soir, la plage, le soleil, tout tout tout! (Enfin, sauf le pourboire, et bien sûr il existe des touristes effrontés pour qui c’est inclus et qui ne donnent pas une cenne). On peut aussi faire des excursions à l’extérieur de l’hôtel pour visiter des villes, faire une croisière en catamaran, faire du jeep dans la campagne cubaine, etc. ce qui n’est bien sûr pas inclus. Mais bon, la formule est très bien pour relaxer, déstresser, prendre du bon temps… et une semaine, c’est la durée parfaite à mon avis (pour avoir aussi expérimenter deux semaines en avril à Varadero).

Bon, sinon, qu’est-ce qui faisait du Melia Las Dunas un petit paradis? À peu près tout. À commencer par la mer, d’un turquoise absolument magnifique.


La plage était très belle aussi, quoique pas aussi large que ce à quoi je m’attendais. Étant donné la basse saison, il n’y avait pas énormément de monde sur la plage, ce qui fait qu’à toute heure de la journée on pouvait trouver des chaises et des palapas libres. En haute saison, c’est sûrement différent, mais en octobre c’était parfait.  Nous avions de l’espace et de l’intimité à souhait!

Le plus génial à propos de la mer, c’était les vagues. Personnellement, j’adore les vagues, les grosses vagues! J’en ai connu des énormes (tellement énormes qu’à un moment donné, la plage a été fermée par mesure de sécurité) en Virginie à l’été 2009, et c’était absolument merveilleux de se jeter dedans (surtout avec une planche pour du bodyboarding très amateur). Mon amoureux, lui, n’avait connu que la mer très calme à Cuba et disait qu’il n’aimait pas les vagues… eh bien il s’était trompé! Il y en avait, de la vague, à Cayo Santa Maria, et il a adoré autant que moi! On se jetait dedans à bras ouverts, le sel dans les yeux, l’eau dans la bouche et les poissons sur nos pieds! C’était extraordinaire. Je ne sais pas si c’est toujours comme ça là-bas ou si nous avons seulement été chanceux, mais j’en suis heureuse.





Sur le site de l’hôtel, tout contribuait aussi à en faire un beau petit paradis. Le décor de l’ensemble de l’hôtel était superbe.



La végétation était magnifique, luxuriante. En se promenant dans les sentiers, on voyait à peine les bâtiments autour, on avait l’impression d’être au cœur de la jungle (j’exagère à peine :P). En plus, ça donnait l’impression d’avoir de l’intimité en plus d’être très agréable pour les yeux.



La chambre était aussi très bien. Spacieuse, jolie, avec lit king (!) et un air climatisé pas bruyant du tout et surtout pas trop froid.


Le Melia Las Dunas est divisé en deux sections : une section familiale, une section pour adultes. Nous étions bien contents d’être dans la section pour adultes… La piscine était tranquille, pas de cris ni de pleurs d’enfants le matin… bref, le paradis quoi! :P



Mais ce qui rend vraiment le Melia Las Dunas paradisiaque, c’est le personnel qui y travaille. Tout le monde (serveurs, femmes de chambre, jardiniers, réceptionnistes, etc.) est sympathique, souriant et serviable (même avec certains touristes absolument bêtes et hautains). Surtout, on n’avait pas du tout l’impression qu’ils étaient gentils pour avoir du pourboire. Ils avaient l’air sincères et nous traitaient de la même façon, qu’on donne un peu, beaucoup ou pas du tout de pourboire. C’est même arrivé à quelques reprises qu’un serveur reparte avant d’avoir même regardé le peso qu’on lui tendait! Il y avait un jardinier sur le chemin qu’on empruntait tous les matins pour se rendre au buffet qui nous offrait chaque jour une fleur ou une sauterelle en feuilles de palmier. On ne lui a rien donné et ça ne l’empêchait pas de nous parler chaque jour en souriant! On a aussi rencontré un serveur au buffet, Andry, qui a jasé énormément avec nous et qui nous a même donné son adresse pour qu’on corresponde un peu avec lui. Il a insisté pour qu’on revienne l’année prochaine avec notre famille et il a dit qu’il nous inviterait chez lui lors de sa seule et unique journée de congé… wow!

La femme de chambre avait un talent certain pour le pliage des serviettes :)


 Il y avait aussi les drinks, qui étaient plus qu’excellents au lobby bar.


Et les spectacles, souvent hauts en couleurs!


Et la dernière chose et non la moindre… LES ANIMAUX!!! Il y avait des chats errants partout, tous plus mignons les uns que les autres!




Et aussi des lézards, tout plein de lézards!


Wow :)

Voilà, je crois que j’ai fait le tour de ce billet… Les deux prochains billets concernant Cuba devraient porter sur la nourriture (oui, ça mérite d’en faire un billet à part) et sur l’excursion qu’on a faite à Santa Clara et Remedios. C’est possible qu’il y ait d’autres billets entre temps parce que je suis en train d’en préparer quelques uns sur d’autres sujets. 

À l’arvoyure !

J'écoute Untitled 8 de Sigur Ros

lundi 1 novembre 2010

De retour... bronzée et énergisée!

Je suis de retour! Eh oui, déjà finies, les vacances!

Mais je ne m'en plains pas. J'ai passé une semaine extraordinaire, j'en ai bien profité, et elle n'a pas passé trop vite. En plus, Richard est resté bien, bien loin de nous... du beau temps mur à mur, avec quelques averses qui ne nous ont pas dérangés du tout. On a été tellement chanceux : chaque fois qu'il a plu, on était en train de manger, de prendre un drink ou de profiter de l'ombre sous un immense palapa à la piscine qui nous empêchait de recevoir une seule goutte d'eau. Bref, ça ne nous est jamais arrivé d'avoir à fuir la pluie!

J'ai plein de choses à raconter, mais je n'ai pas envie de me presser pour le faire. J'ai donc l'intention d'écrire trois autres billets pour décrire chacun des aspects du voyage. Je ne sais pas quand les billets arriveront ni si j'en écrirai d'autres sur d'autres sujets entre temps, et je ne m'en fais pas avec ça. Ça viendra quand ça viendra!

Je vous laisse avec une petite photo quand même :